Finalement cette Oeuvre au noir est bien un travail d’alchimiste mais pas pour obtenir la pierre philosophale ou changer le plomb en or mais plus modestement pour changer un ersatz de PJ Harvey en vraie artiste. Car c’est vrai qu’en ouverture de son album (Black Wedding) Nadj, apparaît comme un clone parfait de l’Anglaise. Le sentiment est tenace mais la Française n’est pas née de la dernière pluie (un premier album en 2006) et sa palette musicale va au delà de ce seul gisement. Déjà , comme PJ Harvey, elle associe moments rugueux et lyrisme sombre, elle va aussi chercher du côté de l’Ouest Américain certaines instrumentations par les cactus et les vautours ; ce qui participe à la richesse de l’univers de la Française. Mais sur la longueur, par le charisme de Nadj, par le choix osé du français sur certains titres, par les couches superposées qu’elle dresse non sans un certain goût, on oublie un peu la filiation sur les bons morceaux proposés par la jeune femme (la fin de la route – bluffant ! – ou so heavy).