Comparer un disque à un voyage onirique, vous avouerez que l’image est clichée. Pourtant, on se sent presque obliger d’user de ce raccourci pour évoquer Gong Gong. Il faut dire que le duo, usant de samples en veux-tu en voilà, ouvre en grand ses fenêtres mentales et musicales. On les savait électroniques et on les découvre riches et complexes. Mary’s spring combine le plaisir immédiat de bouger sur une basse chaloupée et des beats cadencées avec celui, introverti, d’une contemplation mystique. Comme Kid Loco, Gong Gong nourrit ses créations avec toutes les musiques du monde (Inde, Orient…) dans un grand geste singulier. Le résultat : une musique généreuse à rêve ouvert où la quiétude peut être vite assombrie par des guitares organiques (proches de Mezzanine de Massive Attack). Globalement top !