Depuis l'échec de Ghosts of Mars en 2001 qui venait conclure une décennie plutôt compliquée pour lui, John Carpenter s'est fait très discret au cinéma. Le très convenu The Ward ne lui a d'ailleurs pas permis de renverser la tendance. Ce cinéaste à la fois culte et singulier a donc décidé de passer à autre chose. Et grand bien lui en a pris.
Loin des plateaux et des conflits avec l'industrie du divertissement sur grand écran, Big John s'est réfugié auprès de ses claviers bien aimés pour nous inviter à une nouvelle expérience. Habitué à composer la plupart des bandes originales de ses métrages, il inverse la tendance et propose à ses auditeurs de se faire leur propre film.
Ambiances oppressantes, mélodies lancinantes, atmosphères urbaines et brumeuses... tout se prête ici à la déambulation nocturne sur fond de béton froid et de bitume luisant. Les fantômes des anti-héros chers au réalisateur se dessinent dans l'obscurité. Aucun doute, on évolue ici en territoire connu. Extérieur Nuit.