Laurent Coulondre – Meva Festa (2022)
Je vous ai déjà présenté deux albums du Nîmois Laurent Coulondre, son tout premier, et peut être son meilleur, « Gravity Zerø » sorti en deux mille dix-sept, son deuxième album « Michel On My Mind », l’hommage à Michel Petrucciani, plus classique, paru en deux mille dix-neuf et voici son troisième album, branché aux musiques cubaines et brésiliennes.
J’ai la version Cd, la pochette de ce dernier qui est très belle, est ornée de distinctions, « un événement Télérama », « Choc Jazz Magazine », « Indispensable Jazz news » et le « Must de TSF Jazz », bon c’est sans doute mérité, pourtant je ne suis en rien bouleversifié par ce que j’entends, ayant l’impression d’avoir déjà entendu ça mille fois avant.
Je sais, la critique est facile et pourrait s’appliquer à une grande majorité d’albums, et celui-ci ne démérite jamais. C’est juste qu’il ne correspond pas à ce que j’ai envie d’entendre. L’orchestre bâti par Laurent Coulondre possède de l’allure, le brésilien Adriano Dos Santos Tenorio aux percussions est une caution de valeur, les onze musiciens sont parfaits, mis en évidence par de très bons arrangements, on remarque la présence d’André Ceccarelli, dit « dédé », qui alterne à la batterie avec Martin Wangermée, il y a également une chanteuse, Laura Dausse, et des saxos, des trompettes, une basse, un chouette grand orchestre, quoi.
Les moyens sont là et ça s’entend, ça se voit également sur le verso où les sponsors s’affichent, mais je ne critique pas, j’aimerais même qu’il y en ait davantage ! J’aime bien « Piments doux » avec ses solos bien sympa, y’a pas à dire un beau solo et tout change ! L’intro de « Gato Furioso » avec la basse et les claviers est également très chouette.
Il faut également parler des trois premiers titres, « Meva Festa », « El Jonito » et « Agua Bon », bien foutus, bien arrangés, mais un peu trop propre sur eux à mon goût, maintenant, en live, ça peut cartonner, les solistes sont tout de même d’excellente qualité et c’est techniquement parfait.