Ce 1er volume a permis en 1984 de lancer une des séries de BD les plus connues. Je me souviens l’avoir lue gamin dans « Spirou » et en la relisant, ce sont plein de souvenirs qui sont revenus. Elle a duré 25 ans et si le succès de ce volume a été modeste, les suivants ont vu les ventes gonfler, avec des produits dérivés (jeux vidéo, jeux de société...), un partenariat avec le quotidien « Libération », et même une série télé ! C’est rarissime dans la bande dessinée. Elle a été réalisée par 2 auteurs belges, William Vance au dessin et Jean Van Hamme au scénario (« Largo winch » bien sûr, mais aussi « Les maîtres de l’orge » et « Thorgal » sont de sa plume). Ils ont créé ensemble un héros de BD aux identités multiples et dont la véritable n’est révélée que dans le dernier volume en 2007. Il est retrouvé blessé à la tête sur une plage par un vieux couple et il est amnésique. Les seuls indices qu’ils portent sur lui sont une clé cousue dans le col de sa chemise, une photo où il figure à côté d’une femme et un numéro tatoué sur son épaule avec le chiffre XIII. C’est le début d’une longue quête pour retrouver qui il est vraiment et elle va être évidemment très mouvementée et pleine de rebondissements dans chaque volume. Van Hamme a raconté que quand il avait scénarisé « Le jour du Soleil Noir », il n’avait pas la moindre idée de ce qui allait lui arriver ensuite ! Il voulait par contre évoquer quelques-unes des névroses américaines des 50 dernières années comme la guerre du Vietnam, Cuba ou encore l’assassinat de Kennedy (à travers l’assassinat du Président Sullivan). Le dessin de Vance aux lignes claires se marie parfaitement avec un scénario qui mise sur le rythme, les scènes d’action sont particulièrement réussies et on n’a qu’une idée à la fin : savoir ce qui lui est arrivé ! Une excellente série.