Après son succès Slumdog Millionaire qui remporta 8 Oscars, Danny Boyle s'attaque à l'adaptation du roman autobiographique de l'alpiniste Aron Ralston.
Ce film a beaucoup fait parler de lui à sa sortie. La promotion jouant beaucoup sur le fait que c'était une histoire vraie, allant jusqu'à raconter tout ce qui s'était passé et spoilant ainsi quasiment tout le film. Cependant, même sans avoir suivi l'actualité à cette époque, il suffit de lire le synopsis du film pour déjà en connaître une très grande partie. Car là est le principal défaut de ce long-métrage : il n'a presque rien à raconter. Il faut se rendre à l'évidence, une fois que le personnage est coincé, le film n'avance plus et se répète. Les 15 premières minutes du récit sont clairement les plus intéressantes, lorsque Aron est encore complètement libre de ses mouvements. Après l'accident, le scénario tourne en rond. Aron ne fait plus qu'halluciner, avoir soif et tenter de creuser la pierre, en vain.
Néanmoins, en usant de tout son talent, Danny Boyle parvient à rendre l'heure et demi de film plaisante à regarder, évitant à tout moment que le spectateur tombe dans l'ennui. Certes, il ne parviendra pas à éviter quelques longueurs mais vu l'histoire de base, c'était presque inévitable. Pour cela, le cinéaste britannique va rendre son film le plus beau possible. Avec une superbe photographie, il sublime les paysages magnifiques que l'on aperçoit. Le film en met plein les yeux avec son voyage dans les gorges de l'Utah. Bien sûr, James Franco participe grandement au succès, il tient la majorité du film avec un seul bras. La bande son n'est pas en reste non plus.
Danny Boyle était sûrement l'un des seuls à croire que cette histoire pouvait donner un bon film, et également l'un des seuls à la rendre réellement pas mauvaise.