Pensé comme un diptyque avec son prédécesseur, AfterLife est à voir comme suite direct du sympathique Extinction. Paul W.S. Anderson, scénariste et producteur de l'ensemble de la saga, revient en qualité de réalisateur après avoir occupé ce poste à son lancement en 2002. Il est désormais marié avec la belle Milla Jovovich (après un premier enfant en 2007) et le duo s'apprête à enchainer les coups à deux au cours des 10 années suivantes: AfterLife 2010, Les Trois Mousquetaires 2011, Retribution 2012, Chapter Final 2016, Monster Hunter 2020.


Après une séquence tokyoïte plutôt intéressante puis l'habituelle discours d'Alice, on enchaîne sur un retour au nanar assez foudroyant. Alice, forte de ses super-pouvoirs psychiques du 3, attaque avec son armée de clones le laboratoire principal d'Umbrella dans les sous-sols de l'ancienne mégalopole japonaise. Sa cible n'est autre que Wesker, président d'Umbrella Corporation - autrement dit l'équivalent du diable dans l'univers Resident Evil. Si le tout sonne assez kitsch et amusant, la conclusion de cette introduction musclée type Matrix peut décevoir, en particulier avec la suppression des pouvoirs d'Alice - pourtant introduit progressivement dans les deux précédents films.


Au moins le film sait rebondir et nous voilà de retour dans un ton post-apo plus juste. Alice sillonne le monde en avion, enregistrant un journal de bord qui suinte de dépression pour une survivante désespérément seule dans un monde ravagé. Alice est à la recherche d'Arcadia - communauté préservée de l'épidémie - où Claire Redfield et ses amis devaient allé au moment de leur séparation dans Extinction. Arrivée sur les lieux, elle trouve une Claire mystérieusement amnésique mais aucun des autres membres de leur groupe et nulle trace d'une quelconques Arcadia.


Survolant la côté Californienne avec à son bord sa nouvelle passagère, Alice trouve enfin des signes de vie à Los Angeles. La ville des anges grouille de zombies, à l'attaque du dernier baston humain: la prison centrale où une poignée de survivants se servent les coudes. A leur contact, Alice découvre qu'Arcadia est en vérité un bateau qui mouille justement aux portes de la ville, bien qu'aucun signe de vie ne soit visible sur son pont. Le film a ici sa partie la plus maitrisée, entre scène d'atterrissage périlleux sur le toit, interactions dans cette micro-communauté au sein de la prison, questionnement sur le mystère très louche d'Arcadia, et introduction d'un Wentworth Miller dans un rôle qui caresse le fan des jeux dans le sens du poil. Ce qui doit arriver arrivera, et la prison se retrouve à grouiller de zombies, forçant course-poursuite, gunfights en pagaille et enchainement de plans foireux improvisés pour essayer d'une part de survivre d'autre part d'atteindre Arcadia.


Le dernier acte se joue sur le bateau lui-même, dont les mystères sont enfin expliqués. Pour son final, le réalisateur reprend des éléments de Resident Evil 5 (sans la lave et les coups de poings dans la roche, faut pas décon*** non plus) et propose une épanadiplose satisfaisante comme conclusion au personnage de Wesker. Et après toutes ces "émotions", la vague menaçante des hélicoptères d'Umbrella menace l'Arcadia à l'horizon. La saga, après 4 films globalement cohérents, se prépare à rentrer dans un immense n'importe quoi... mais ceci est une autre histoire.

WeaponX
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le 17 oct. 2020

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