Erratic movie
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La vie est dure pour les actrices de plus de 50 ans, c'est un fait avéré, et peu nombreuses sont les Isabelle Huppert ou Meryl Streep (il y en a quelques autres) à pouvoir résister dans un cinéma qui a toujours consommé la chair la plus fraîche et la jeter quand elle l'est moins. Mais les temps changent, un peu, sous l'impulsion de réalisatrices, essentiellement, décidées à bousculer la norme. Après la résurrection de Demi Moore, dans The Substance, voici sa cadette de 5 ans, Nicole Kidman, dans un rôle "je n'ai pas froid aux yeux", pour Babygirl. Un thriller érotique produit par le très (trop ?) en vogue Studio A24, qui se propose de revisiter un genre qui a fait florès au milieu des années 80, jusqu'au début des années 90. La nouveauté, dans Babygirl, réside donc dans le regard féminin, avec une intrigue assez simple et prétendument sulfureuse de rapport domination/soumission, où la notion de thriller a disparu, quand l'érotisme se niche moins dans des images "scandaleuses" que dans la psychologie de son héroïne, PDG en contrôle total de son existence, en surface, mais rongé par ses fantasmes souterrains. L'idée est intéressante dès lors qu'elle chahute les conventions et les jugements genrés mais elle ne va pas si loin que cela, sans profondeur réelle et percutée au final par un puritanisme bien commode. Ni prude ni soumise (pas réellement), le personnage interprété par une Nicole Kidman exceptionnelle, il faut bien le reconnaître, reste fascinant de par son ambiguïté, même si la part de ludique dans les jeux charnels s'efface devant un sérieux bien figé des situations. L'actrice est l'atout premier d'un film qui traite mal ses protagonistes secondaires et dont les dialogues frisent parfois le grotesque.
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le 18 janv. 2025
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