Malgré un premier opus assez médiocre, une suite vit le jour et celle-ci remontait le niveau. Deux ans plus tard, un troisième film clôt la trilogie Blade et la fait sombrer.
Le scénariste des deux précédents films, David S. Goyer, reprend la plume pour écrire cette suite mais pas seulement. Il succède également à Stephen Norrington et Guillermo del Toro** derrière la caméra. Ce dernier avait effectué du plutôt bon travail sur Blade 2 et a d'ailleurs été contacté pour réaliser ce troisième film mais il a heureusement préféré se consacrer à l'adaptation d'un autre comics-book : Hellboy. On se retrouve donc avec un homme, qui n'avait encore jamais dirigé son propre long-métrage, qui tenta de faire au moins aussi bien que ces prédécesseurs. Ce fut un lamentable échec.
On ne peut pas vraiment blâmer le cinéaste américain. Il manquait d'expérience et s'est retrouvé à la tête d'un blockbuster de plus de 65 millions de dollars. Le pauvre a sûrement fait de son mieux. Néanmoins, on peut tout de même lui reprocher d'avoir écris une histoire inintéressante, avec des personnages clichés et énervants et contenant même certaines incohérences. Le mauvais jeu des acteurs n'aidant évidemment pas, Wesley Snipes étant encore plus muet que d'habitude. Seul Ryan Reynolds ne s'en sort pas trop mal, son personnage apporte un peu d'humour. C'est toujours ça de pris. Blade Trinity est tout simplement un mauvais film d'action. Les effets spéciaux sont peut-être un peu meilleurs que ceux des précédents opus mais ce n'est pas vraiment flagrant De plus, les scènes de combat manquent de punch.
C'est ainsi, sur cette fausse note, que se conclue la trilogie Blade au début des années 2000. Fort heureusement, ses sœurs sur les X-Men et Spider-Man s'en sont bien mieux sorties.