Ce qui dans notre République eut passé pour une banale histoire de... fesses (pour ne pas employer un mot trivial) et d'adultère prit au pays de sa gracieuse majesté et à l'époque, des proportions inouies qui nous font sourire, nous autres républicains...
Les anglais devraient relire notre bonne vieille histoire de France pour découvrir que nos anciennes monarchies n'étaient pas constellées d'histoires à l'eau de rose non plus... Et que nos rois déchus étaient souvent de redoutables étalons ayant l'embarras du choix parmi toutes leurs courtisanes en chaleur... dont les époux carriéristes feignaient de fermer les yeux ...
Dieu merci, de nos jours nos paparazzis n'ont plus à se mettre sous l'objectif que de banales histoires de présidents allant voir leur dulcinée à scooter ! On est loin des fiacres et d'un président décéde des suites de l' excessive gâterie sexuelle de sa maîtresse !
Pour en revenir à cette histoire de couronne non dentaire, on (je) avait beaucoup de sympathie pour la très jolie princesse Lady Di, tant la petite Cendrillon anglaise, aussi ingénue qu'une oie blanche, eut dû se méfier des joyaux de la couronne, truffés d'épines. Joyaux dont du reste son prince Charles de mari aux grandes oreilles, était allé faire profiter une autre nonobstant les lois du mariage, fut-il protestant....
Bref, on ne saura rien de neuf sur la mésalliance que fit Diana, en subissant ce documentaire-bateau qui nous inflige durant 105 mn un pensum de faits divers rajoutés à la suite les uns des autres, n'importe comment, et, en y insérant même des séquences de films inopportunes autant qu'inutiles.
J'ai vu sur le sujet de la saga de Lady Di des quantités de documentaires bien plus fouillés, bien mieux pertinents que cette accumulation de brouillons n'amenant rien de bien neuf sur le sujet, mais permettant de meubler l'antenne pour pas cher.
Diana post-mortem n'a décidément pas de chance : même ses sagas sont aussi pourries que la vie qu'on lui a fait mener, et elle qui ne demandait que de l'amour, n'a obtenu que le dédain royal, voire le mépris d'une belle-mère belle-mère à laquelle "elle avait vole son garçon" !
Grand classique de la vie qui s'était pourtant abattu sur la femme la plus célèbre du monde à l'époque de son épopée ... comme sur n'importe quelle autre.
Bref, vive la république et les joueurs d'accordéon... Les aristocrates aux oubliettes ! Ce navet aussi !
TMC le 22.06.2021