Expendables 3 par Lucas Perrier
Après deux volets plutôt plaisants, l'unité spéciale du troisième âge de Stallone revient sur grand écran mais cette fois-ci avec une nouvelle équipe. En effet, après une mission qui tourne mal, l'équipe des Expendables se dissout. Papi Stallone va alors rechercher une jeune équipe qu'il juge forcément plus moderne et qu'il pense plus efficace pour arrêter le méchant papi Mel Gibson qui amasse des millions en vendant différentes armes. Si le premier volet posait les bases d'une saga qui pouvait faire des étincelles et le deuxième distillait un second degré vraiment plaisant, le troisième n'arrive en aucun cas à recréer l'effet de surprise des deux premiers. Ce nouvel opus ouvre donc sur un assaut de train moyennement spectaculaire pour délivrer un certain Wesley Snipes, ancien Expendable. L'arrivée d'un personnage inédit aurait pu redynamiser l'ensemble de la saga en le mettant en premier plan mais son intérêt dans cet épisode est quasiment nul puisqu'on ne le voit presque jamais dans ses grands exploits meurtriers. Et c'est un grand défaut du film, il propose une trop grande palette d'acteurs et ne parvient donc pas à tous les développer. Arnold Schwarzenegger ne se bat plus aux côtés de l'unité spéciale et se contente de garder un avion, Harrison Ford ne donne que des informations et conduit un avion, assurant qu'il s'est amusé comme un fou, Jason Statham et Wesley Snipes lancent des couteaux numériques, Antonio Banderas s'incruste dans la bande et fait le pitre tandis que les nouvelles recrues se font capturer par Mel Gibson. On comprend mieux pourquoi Sly parait désespéré. D'ailleurs côté scénario, on sent bien qu'il a voulu tenter des choses mais le tout reste trop classique et inchangé par rapport aux épisodes précédents. Le final quant à lui est vraiment indigeste à cause d'une overdose d'action, comme étant victime du syndrome post-Avengers. De plus, pour compléter le tout, le film est bourré d'effets spéciaux que l'on peut qualifier de dégueulasses, dignes de films de seconde zone ou de direct-to-dvd. Et puis comme le succès de la franchise s'est propagé à l'international, le taux d'hémoglobine est forcément moins important voire quasiment nul, ce qui est bien dommage car cela donnait une certaine énergie aux scènes d'action. Et puis quand il n'y a plus de baston, c'est un peu le néant puisque les gros bras blablatent beaucoup et du coup nous on s'ennuie. La musique n'est pas là pour arranger le tout puisqu'elle est très récurrente et plus précisément un thème particulier qui ne change jamais ce qui peut paraitre très énervant à la longue. Seule la réalisation de Patrick Hughes parait acceptable puisqu'elle possède des idées intéressantes au niveau du cadrage de certaines scènes bien que la shaky cam, peu récurrente, gâche un peu le tout. Au final, Expendables 3 se révèle être décevant par rapport à ses prédécesseurs, sans l'hémoglobine requise dans ce type de film et sans le second degré désopilant du deuxième opus. Les acteurs semblent s'embêter leur rôle n'est pas véritablement défini, rendant le casting beaucoup moins spectaculaire et impressionnant. Bruce Willis revient s'il te plait !