Bon voyons: soirée célib', c'est bon; popcorn, c'est bon; 12-packs de bière (on est au pays de la canette, la vraie, alors je laisse les 6-packs aux gamins, OK?), c'est bon. On va pouvoir y aller...

S'il vous reste encore l'ombre d'un petit doute, je ne m'attendais pas à voir "Le Septième sceau" ou "Jules et Jim". Le fait est que quelques fois (disons, une ou deux fois par an, allez) un bon steak-frites bien saignant et gras passe bien, afin de mieux apprécier (par contraste) la cuisine fine du reste de l'année.

Et avec les "Expendables" c'est la même chose: nous avons là une nourriture simple, huileuse, avec des petits morceaux brûlés bien croquants: juste ce qu'il faut pour s'aérer les neurones en les envoyant en vacances le temps d'une soirée.

Alors bon: voilà, c'est vu, c'est fait. Je ne vais pas descendre le film en flammes, il correspond à peu près à ce à quoi je m'attendais. À ceci près, que s'il devait s'agir d'un, disons, hommage aux "bons" vieux films d'action qui ont bercé nos jeunes années '80: purée, qu'est-ce que nos action men ont appris à barjaquer et pleurnicher depuis!

Franchement, qu'est-ce que vous vous rappelez de Rambo 2 question dialogues? Probablement juste le lapidaire "F*ck you" de John R.: simple, efficace, allant droit au but. Tout ce qu'on demande à un action movie. Mais ici... Même le mot "psychanaliste" est prononcé avec toutes ses syllabes, de quoi faire sauter quelques fusibles au sein du public cible, non? Et qu'est-ce que c'est que ces séances bluesy de regrets sur le passé, avec (tenez-vous bien) presque une suggestion subliminale de larmes? On est dans "Sur la route de Madison" ou dans un bon, vieux shoot 'em up, zutre?! Secoue-toi Mickey, tu as tout de même été dans la peau de freakin' Marv, ne l'oublie pas!

Ce petit défaut mis à part (Stallone a dû avoir un moment d'égarement, il a maigri cinématographiquement), trois bons points pour Griffindor... (Euh, non, pardon, je me suis trompé de fiches... Voilà!) Trois points, donc, pour "Expendables", un pour chacune des stars de la seule scène vaguement mémorable, car elle a réuni pour la première fois à l'écran Sly, le Governator et McClane.

Il n'y a guère plus à en dire: à présent, me voilà fin prêt pour me refaire l'intégrale d'Eisenstein...
citizenk
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le 2 févr. 2011

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citizenk

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