Tourné pour soutenir la candidature de Franklin Delano Roosevelt, sorti qu'après l'élection de ce dernier par le producteur Louis B. Mayer, qui lui supportait le président sortant Herbert Hoover, pour ne pas qu'on l'accuse d'avoir aider à la victoire de Roosevelt...
Le peu que j'ai vu du pourtant très prolifique Gregory La Cava, ce sont des comédies avec un fond social dont la plus célèbre est sans conteste My Man Godfrey. Donc en conséquence, je m'attendais de ce film et de son synopsis à une comédie avec un fond social un peu à la Capra.
C'est loin d'être le cas... en fait c'est pas du tout le cas. En réalité, c'est un drame politique avec un fond religieux (sur ce dernier point, on s'y attendait bien sûr !!!) qui surprend par le fait que pour parvenir à ses fins, le protagoniste ne va pas hésiter à avoir recours à des méthodes très très radicales.
Les gangsters poussés à tirer sur des agents fédéraux, protégés par des vitres par-balles, pour pouvoir ensuite les faire juger sommairement par une cour de justice martiale et les faire exécuter tout de suite après par un peloton d'exécution.
Si le film était tourné aujourd'hui, il serait qualifié par les bien-pensants de fasciste. En fait, le message ici c'est plutôt qu'à situation exceptionnelle (et la Crise économique l'était !!!) il faut un homme d'état exceptionnel qui utilise des moyens exceptionnels. Là, ça va puisqu'il oeuvre uniquement pour le bien de la nation, mais si c'était pas le cas ça aurait été autre chose...