Beaucoup moins bien que la caméra d’or, Ilo ilo suit un schéma hyper classique et n’est même pas émouvant.
Un enfant difficile, une immigrée venant des Philippines une relation difficile au départ, mais les deux vont finalement devenir les meilleurs amis du monde. Ca casse pas trois pattes à un canard tellement c’est classique. L’enfant voit en sa nounou un substitut de sa mère rarement présente, et la nounou voit en l’enfant l’image de celui qu’elle a du quitter pour aller à Singapour.
Avec ça, on pouvait au moins s’attendre à quelques séquences émotion dignes de ce nom, mais non. A part à la fin, lors des adieux déchirants (beaucoup plus pour les personnages que pour les spectateurs qui s’en foutent un peu). Pourtant on sent que des efforts sont faits, et au niveau du scénario, les scènes sont bien là (la douche, la cigarette …) mais la mise en scène ne suit pas. C’est trop plat.
Le film a au moins le mérite de nous faire découvrir la vie d’une famille de classe moyenne basse ( ?) à Singapour. La langue est marrante aussi, un espèce de croisement entre le chinois et l’anglais.