Director’s cut
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Il n’y qu’à lire un bref résumé de Killer Flower pour se rendre compte que son récit est du genre brinquebalant. Et pour être honnête, les choses sont plutôt foireuses parce que souvent très bancales. L’intrigue semble avoir vu le jour une fois le film réalisé et en salle de montage. On fait avec les moyens du bord mais surtout avec les plannings des acteurs. Alex Fong fait ce qu’il sait le mieux faire dans ces productions nineties : cachetonner. On le voit de passage et on l’imagine aisément rebondir d’un plateau de tournage à un autre, changeant à peine de costume, et du même coup de rôle. Nous avons donc un Alex Fong en mode touriste. Nous avons également un montage qui semble oublier l’unité de temps et de lieu en début de film. Pour le reste, on s’interpellera sur cette journaliste qui assiste aux assassinats d’un même tueur à gage. Tueur à gage suivie d’une bonne réputation et qui la laisse tranquille, se souciant peu que la police puisse mettre la main sur les fameux clichés. Enfin sans rien vous dévoiler, il ira toute de même les récupérer. Les deux fois ? Je vous laisse le suspense. On va souvent d’aberration en aberration avec Killer Flower qui semble perdre son intrigue principale en cours de route, celle avec les diamants, où là aussi Phillip Ko Fei est de passage pour prendre son enveloppe. Pour faire oublier une histoire confuse voire incohérente, Lam Yee-Hung place ici et là des fusillades ainsi que des combats pieds/poings auxquels il arrive qu’il ajoute des machettes. Un peu comme une couche de peinture sur un mur décrépit. Mais l’illusion ne fonctionne qu’un temps. Killer Flower se révèle à nous comme une production pauvre en « tout » : scénario, mise en scène, montage, interprétations, etc… Dur après ça de lui trouver un petit quelque chose… si ce n’est que Killer Flower donne le sentiment d’être de ces films qui participe à la grande lessiveuse des Triades locales, du moins à l’époque.
Killer Flower se montre comme un film d’action quelconque. Une série B de plus, perdue dans la multitude de celles qui existent, et qui bien souvent se veulent plus généreuses.
(voir peloche et + : https://hongkongmovievideoclub.wordpress.com/2013/04/03/killer-flower-1992-lam-yee-hung-avis-review/)
Créée
le 13 avr. 2013
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