Touché par l'histoire de Raphaël. Pas grand chose n'est comparable mais l'ambiance me fait penser à Germinal, Raphael à Lantier. Un gaillard courageux que la vie n'épargne pas.
Les scènes sont brèves, même trop. J'aurai aimé que celle de la rencontre avec sa fille dure plus, comme celle où il va au bistrot, quand il travaille le bois pour la première fois depuis son retour etc. L'émotion s'installe mais est trop brusquement stoppée par le changement rapide de scène.
Puis le film se concentre sur Juliette, comme une passation de témoin, la relève, la filiation. Tout aussi battante, courageuse que son père.
Une véritable poésie s'installe petit à petit de part la touche féminine de Juliette qui grandit. Le chant, le piano, la musique contribuent à créer un véritable ballet où Juliette tourmentée peut à tout moment basculer. Ses rêves, son espérance, son courage la sauveront.
Le film revêt alors une dimension féministe sans pour autant être lourde, sans être caricaturale.
Ce film, selon moi, c'est le beau. Les tourments, la souffrance, la dureté de la vie, l'abnégation, le courage, la transmission, la poésie, l'espérance, le rêve … Tout y est.