Un Louis de Finesse
C'est perdu en France. Dans un trou de verdure, comme disait le petit Arthur et ses yeux fous. Un endroit retiré du tumulte du monde. Une nature tolérante, à peine apprivoisée, qui t'autorise à...
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On ne peut pas dire, La soupe aux choux n’est pas entièrement creux. Il y a une base (en majorité due au bouquin dont il est l’adaptation) et des thématiques intéressantes : la description d’un monde où les dirigeants n’en ont que pour l’expansion économique au détriment de l’épanouissement de leurs administrés et dans lequel ceux qui sont à rebours, ceux qui veulent prendre le temps, ceux qui aiment la simplicité, finissent parqués dans une réserve est particulièrement savoureuse. Ce passage surréaliste pas très éloigné de la tournure absurde que prennent les évènements dans Calmos fonctionne plutôt bien. Il appuie aussi l’idée que s’ils ne sont pas qualifiés d’amish, ceux qui ont d’autres ambitions que le développement économique sont en tout cas considérés comme des extraterrestres par des élus complètement hors sol.
On y trouve étonnamment aussi un fond de tristesse, un fond de tendresse liés au personnage de Francine (Christine Dejoux qui joue maaaal). Sa résurrection est intéressante en soi, elle permet d’élever le décalage entre le personnage principal et le monde qui l’entoure au rang de blessure. La perspective d’une deuxième chance et les paroles de Francine, la différence d’âge, l’évolution de la société vont faire réaliser au Glaude (Louis de Funès) que s’il a profondément aimé sa femme, il l’a, peut-être, mal aimée, et, en tout cas, il ne peut plus l’aimer de la même manière. Accepter de la laisser partir est finalement le seul choix possible. Ou plutôt, accepter de partir lui-même, quitter un monde dans lequel il est condamné à ne jamais trouver sa place est finalement le seul choix possible.
Sauf que voilà tout est rapide, incohérent, les scènes se succèdent à la va comme je te pousse, les décisions et les revirements tombent comme un cheveu sur la soupe. C’est un des principaux problèmes du film et c’est loin d’être le seul : l’humour pouet-pouet déployé (et un Louis de Funès cantonné à son registre habituel), ne profite ni au récit, ni à ce qu’il peut soulever et annihile toute sa poésie un peu drôle. Et si encore c’était marrant... mais même pas.
Personnage > Agissement
À voix haute | Fait la lecture - Se regarde dans un miroir | Maquillage, nœud de cravate, etc.
Personnage > Caractéristique
Interprétation | En fait des caisses - Vie personnelle | Problèmes familiaux/de couple
Personnage > Citation
Questionne | « Y’a quelqu’un ? »
Réalisation
Ouverture ou fin | Voix off d’introduction ou de conclusion
Réalisation > Audio
Bruit générique | Chat - Voix off | Lecture d’une lettre
Scénario > Blague, gag et quiproquo
Gag avec la police - Pipi, caca, prout - Ronflements
Scénario > Élément
Titre du film énoncé dans le film
Scénario > Ficelle scénaristique
La personne qui sait la vérité n’est crue par personne
Scénario > Situation
Agissement | Se recueille sur une tombe - Police | Victime ou témoin pas cru par la police - Tension | Chocs de cultures
Thème > Sexisme hostile à l’égard des femmes
Attitude et/ou stéréotype sexiste - Harcèlement ou agression sexuelle | Culture du viol - Image dégradante | Femme casse-couilles - Objectification sexuelle | Tenues légères - Outrage sexiste | Siffle une femme
Thème > Testostérone
Pulsion sexuelle masculine
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Créée
le 28 sept. 2022
Critique lue 33 fois
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