Rings fait partie des films qui donnent mauvaise réputation aux films d’horreur. Cette belle, mystérieuse, atmosphérique et pure forme de cinéma s’inondent de suites, remakes et reboots sans âme qui manquent de la dignité et de l’excellence de leurs prédécesseurs. Rings de F. Javier Gutiérez ne se justifie même pas comme un film d’horreur, et c’est ce qui le rend encore plus épouvantable. Il n’y a rien d’affreux ou de surprenant dans ce film. Il ne profite d’aucun courant émotionnel, à moins que vous n’appeliez l’ennui une émotion, et dans ce cas Rings est clairement un chef-d’œuvre.
Alors, que raconte ce désastre absolu ? Eh bien, en toute honnêteté, rien. Pour un film qui crédite six auteurs, Rings n’a pratiquement aucun récit. Un adolescent regarde la fameuse vidéo, puis le téléphone sonne. Samara (l’âme brisée et négligée qui aime tuer les gens) lui chuchote « Seven days » avant de le rendre tout gris et de lui donner un air ridicule sur le visage. Qu’est-ce que Rings apporte à la formule que l’on a déjà vue dix fois auparavant ? Peut-être de nouvelles images dans la vidéo maudite, comme un oiseau ou une église. A cela vient s’ajouter Leonard de The Big Bang Theory qui fait des « recherches scientifiques » en poussant ses étudiants à regarder la vidéo. En bref, rien de ce que les autres films n’ont pas déjà fait avant.