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Docteur cagoule
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le 1 nov. 2017
Je voudrais ajouter au spectaculaire édifice de critiques de ce film, une petite remarque, qui je l'espère fera son chemin.
Il a été établi un lien assez clair entre le sacrifice d'Agamemnon dans la mythologie grecque et la "mise à mort du cerf sacré".
Il faut préciser que dans la mythologie, la malediction qui pousse Agamemnon à sacrifier sa fille est qu'il a "vexé" Artemis en ayant CHASSÉ UNE BICHE SACREE. Il faut savoir qu'Artemis faisait l'objet d'une adoration toute particulière par les filles Vierges de la Grèce Antique et qu'elle était considéré comme protectrice de la Virginité (oui, nous reviendrons sur le fait que la fille à eu ses premières règles au début du film, perdant ainsi son "innocence"). Ma premiere idée etait donc la suivante...
"Colin farrell represente ici Agamemnon, qui chasse une biche sacrée (et notamment un cerf sacré) et se doit de sacrifier son jeune fils afin de calmer la puissance divine d'Artemis."
En effet, dès le début des entretiens entre le cardiologue et l'adolescent, il existe une sorte de tension forte entre les deux, qui pourrait tres bien être et qui, je pense, est, sexuelle. Peut être cela vous paraîtra t'il tiré par les cheveux, mais certains éléments y font allusion, tels que la suspicion du collègue anesthésiste lorsque l'adolescent retrouve le cardiologue sur son lieu de travail, ou la scène où l'adolescent demande à ce que le cardiologue lui montre ses poils, ou encore le regard jaloux de la femme de ce dernier lors de la "grillade party" et du coup de téléphone en cachette. Il y a donc une sorte d'ambiguïté, pour ne pas dire pédophile, du moins homo-erotique, qui entoure la relation entre ces deux hommes. Pour appuyer mon point de vue, on pourrait évoquer la pédophilie courante dans la Grèce Antique entre le professeur et son éleve (à ce propos le cardiologue présente l'adolescent à son collègue comme étant une sorte de disciple). On sait à quel point le réalisateur apprécie la civilisation grecque ancienne.
Si l'on ajoute à cet aspect, celui déjà évoqué dans de nombreuses critiques et je crois tout à fait pertinent de ce ""Dieu vengeur" (qui réclamera donc un sacrifice correspondant ici, un garçon vierge, et non pas une fille récemment réglée), on obtient un mélange tout a fait dérangeant dont il vaut mieux rire...
Je ne savais pas où aller avec tout ça... puis m'est revenu en tête la scène ou l'adolescente s'offre à l'adolescent de la même manière dont la mère s'offre au père... où donc à t'elle appris ce fantasme ???
Ce n'est que mon avis mais je pense que le cardiologue a couché avec sa fille et que "Dieu ado" lui fait prendre conscience qu'il a tué l'innocence (son fils vierge) et en même temps le père (de sa fille adolescente) qui était en lui dans le même temps...
Mais du coup, je ne suis pas au clair avec la symbolique de ce jeune garçon, ni avec ces phrases concernant les amitiés (au départ le cardiologue fit à l'adolescent qu'il vaut mieux avoir peu mais de bons amis, puis ce dernier finit par dire à son fils Qu'il est bien d'avoir beaucoup d'amis..., si qqun peut m'éclairer la dessus)...
Je ne suis pas critique expérimenté mais je tenais à faire cet ajout car aucune critique ne parlait de cette tension sexuelle ambiguë que j'ai ressenti ni de ces quelques scènes qui les appuyaient..
J'espère avoir une petite réponse constructive à ma critique... pour évoluer.
Merci de m'avoir lu ????
Créée
le 11 janv. 2019
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