Je suis allé voir le troisième opus d'OSS 117 au cinéma et ayant été à la fois excité et perplexe avant le visionnage, j'en ressors désormais déçu.
Un Jean Dujardin aux cheveux gominés et quelques vannes grossières ne suffisent hélas pas à remplir le cahier des charges. Le principal bémol, c'est que Nicolas Bedos est passé à des années lumière de ce qui fait l'essence d'OSS 117. OSS 117, c'est avant tout une caricature, un cliché, une image, celle d'un agent secret blindé de charme à l'apparence impeccable, très proche de sa nation et de ses valeurs, indubitable français conservateur et passéiste, amoureux du terroir et des traditions, un homme baignant le patriarcat décomplexé, enveloppé de nombreuses œillères sur les femmes et les étrangers, un symbole s'adonnant à la bagarre et aux coups d'un soir, ça c'est OSS 117. Des effets spéciaux réalistes et des plans esthétiquement léchés dans ce qui est sensé être une grasse parodie de James Bond avec des scènes de conduite dans lesquelles les projections de routes ne sont pas synchro avec le volant, c'est le serpent qui se mord la queue. Donc cher Nicolas, la prochaine fois que vous essayez de vous approprier un univers qui n'est pas le vôtre, commencez par en respecter les fondements.

timitchum
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le 20 sept. 2021

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