[CINÉMA] PRIS DE COURT
Distribué dans moins de cent salles en France, j’ai eu de la chance que Pris de court soit diffusé chez moi. Aimant beaucoup Virginie Efira comme actrice, je me suis précipité au cinéma pour aller...
le 18 mai 2017
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Efira toujours belle, intelligente, sensible et malhonnête par amour maternel. Peu de temps morts dans ce polar économique et familial où une femme après avoir fait venir sa famille du Canada apprend que le grand bijoutier parisien qui devait l'employer se désiste. Pas le choix, il faut combattre et mentir. Le retour en arrière n'est pas possible. Chacun s'en sort comme il peut sans avouer la vérité à l’autre. Le mari est décédé lorsqu'ils vivaient au Canada. Un jour, le fils aîné suit sa mère et la voyant entrer dans un café pour y travailler comprend la situation. Repoussé au lycée (il n'a pas le look d'un minet parisien), il tombe sous l'influence d'un trafiquant de drogue, élève dans le même établissement que lui mais à la solde d'un caïd qui lui confie des missions de plus en plus périlleuses. Pris dans cette spirale, le fils aîné échappe à sa mère et entraîne son jeune frère dans ses virées nocturnes. Entretemps, la mère trouve à s'employer dans une bijouterie où elle a toute la confiance de la patronne. Revenant d'une mission, son fils se fait dérober le butin (70 000 euros) qu'il devait ramener et n'a d'autre choix que de le rembourser. Subodorant un subterfuge de la part du caïd, la mère élabore le sien pour permettre à son fils de son sortir...
Un sujet intéressant, un rythme porteur et une interprétation juste et réaliste de la part des acteurs qui sont ce qu'ils sont selon les lois du déterminisme. La morale est aussi pliée à cette volonté survivaliste sauf que le film échoue à montrer la puissance d'un être qui choisit de défendre sa famille. La fuite est, au bout du compte, la seule issue. Retour à la case départ. Mince, le monde est un beau merdier et il faut bien s'en accommoder ! Le propos est un aveu de réalisme en même temps que d'impuissance mais la force de son trait est la représentation à plat (gagnant/perdant) qu'il fait du réel. De là sa nervosité, sa noirceur, sa percussion. Mais, au bout du compte, pas d’autre solution que de devenir soi-même ceux que l'on combat, telle est la limite de cette éloge à la ruse et au courage d’une mère qui rappelle la Gena Rowland de Gloria...
Créée
le 3 déc. 2022
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