La vie de David Helfgott, un pianiste australien considéré comme prodige dans sa jeunesse, mais dont la relation conflictuelle avec son père a laissé des traces, au point de basculer dans la folie...
Il faut se rappeler que Shine est connu avant tout pour avoir permis de faire connaitre Geoffrey Rush, qui était surtout dans le théatre à ce moment-là, et lui permettre de décrocher un Oscar. Étonnamment, bien qu'il soit bon dans le rôle, c'est plus les autres qui jouent le rôle enfant puis adolescent qui m'ont touché, dans la relation avec ce père caractériel, qui l'a poussé à devenir une bête de concours malgré lui, au point que, et c'est une très belle scène, on voit ce basculement se faire lors d'une partition de Rachmaninov jouée en public en Angleterre où il tombe dans les pommes. A partir de là, il va se réfugier dans son for intérieur, une sorte de folie dirons-nous.
Pour moi, quand je vois Geoffrey Rush dans le film, c'est surtout un festival de cabotinages, où il va jusqu'à sauter sur un trampoline complètement nu avec pour seul habit un pardessus. Mais le personnage est au fond touchant quand on sait d'où il est parti, cette peur même qu'il avait de son père au point de se faire caca dessus dans la baignoire. C'est semble-t-il le cas de beaucoup d'artistes musicaux qui ont été élevés à la dure, mais à quel prix.
Il en résulte un film intéressant, dont les passages musicaux sont bien fichus, mais qui aurait peut-être mérité plus d'ampleur et une mise en scène à l'unisson du personnage.