Des surprises vous avez dit ?
The Amazing Spider-Man : le destin d'un Héros ou TASM2 pour les paresseux est le deuxième volet des aventures du héros version Marc Webb. A l'heure où l'on nous sert des super-héros à tous les repas, chaque studio veut surpasser son voisin. La stratégie commerciale de Sony a apparemment été la médiatisation extrême de son dernier bébé. Une dizaine (ou peut être vingt, j'ai arrêté de compter) de bandes annonces et de teasers plus tard, voici enfin la chose. Commençons avec les acteurs. Chacun tient bien son rôle. La meilleure interprétation vient du comédien Dan DeHaan. Il est vraiment fait pour jouer ce genre de personnage. Commune à son personnage dans Chronicle, la dégénérescence de Harry est brillamment interprétée. Il est dommage en revanche que sa folie ne soit pas plus graduée. Il devient le Bouffon immédiatement, la disparition de l'homme qu'il était est trop rapide. D'ailleurs, son personnage du Bouffon Vert aurait pu être la grosse surprise du film, l'élément scotchant à son siège sur la fin. Mais non, le studio n'a pas été capable de tenir sa langue. Du coup, tous les temps forts du film sont déjà connus. Certaines images des trailers reprennent même les toutes dernières images du film. C'est affligeant. Et encore ! je n'ai pas regardé toutes les vidéos, mais seulement deux ou trois. C'est une espèce de surenchère d'ennemis pour essayer de produire un univers aussi épique que l'était celui d'Avengers en 2012. Construire un bon univers prend du temps, ne vous pressez pas trop à refiler tant d'ennemis à Spider-man ! Comme annoncé, Electro reste le principal ennemi du héros dans cet opus. De base, le personnage de Jamie Foxx est assez sympathique. J'ai apprécié le fait que sa transformation n'en ai pas fait immédiatement un super méchant, à la différence de Harry. Il reste assez cohérent. Les scènes où il est présent ont bénéficié d'une attention toute particulière pour les effets spéciaux. Rien à redire, ils sont parfaits. Le thème d'Electro, composé par Zimmer est impressionnant, il traduit à la fois la folie et la violence de ce personnage. Le personnage de Gwen Stacy est omniprésent, du coup la romance aussi. Peut être même trop. Mais passe encore. Quant à la scène post générique, elle est risible et sans aucun lien avec l'histoire que l'on vient de voir. Pour voir une scène plus en lien, je vous conseille d'utiliser l'application Shazam pendant la première chanson du générique, vous aurez une petite surprise (à décoder pour les grands fans). En bref, TASM2 est une super-superproduction hollywoodienne. Nulle doute que si le studio avait su tenir sa langue et conserver quelques secrets à l'égard du spectateur, j'en serait sortie avec un meilleur ressenti. Une prochaine fois peut être ?