Après les cartons que furent les trois premiers volets de la saga Transformers, et notamment le dernier à l'international, Michael Bay, qui annonçait ne plus revenir aux commandes de cette nouvelle trilogie, reprend les manettes pour ce nouvel opus (car la Paramount lui a financé No Pain No Gain pour qu'il revienne à la réalisation de la franchise). Situé trois ans après La Face Cachée De La Lune, ce nouveau volet, qualifié de reboot, pose de soit disant nouvelles bases pour essayer de diversifier une franchise qui se répète beaucoup. Les Autobots sont donc pourchassés par le gouvernement des Etats-Unis, mené par un petit malin de la CIA avec la grande aide de méchants Autobots. Jusqu'au jour où Optimus se fait retrouver dans la grange d'une sympathique petite famille étatsunienne, les embarquant dorénavant dans une course poursuite effrénée. Michael Bay derrière la caméra, le spectateur est obligé d'assister à une déferlante d'explosions en continu histoire de meubler le vide, un vide scénaristique présent durant les 90% du film. Ça explose donc, ça se tatane la gueule et ça balance des punchlines toutes plus pourries les unes que les autres durant des combats parfois interminables. Et voila l'un des problèmes majeurs du film, le réalisateur ne sait pas doser l'action, au point que le final paraisse complètement ridicule à côté d'autres scènes de combats. Et tout ce tintamarre peut également provoquer la fatigue et amener le sommeil à cause de ce fracas sonore qui peut alors s'apparenter à une berceuse. On retrouve aussi des personnages habituels de la saga comme Optimus Prime ou Bumblebee mais aussi de nouveaux personnages complètements WTF comme les Dinobots ou totalement ridicules, que se soit le look ou le nom, tel que la réincarnation de Mégatron en Galvatron, une machine créée par les humains grâce à l'ADN des Transformers, ressemblant plutôt à un jouet pour fille de par sa couleur ridicule que d'une machine de guerre. On découvre aussi un nouveau casting avec Mark Wahlberg remplaçant au pied levé Shia LaBeouf mais propose une composition tout de même bas de gamme. Il en est de même pour Stanley Tucci, de la jolie Nicola Peltz ou de Jack Reynor, tous au plus bas niveau de leur jeu d'acteur. On pourra néanmoins se consoler d'une 3D exemplaire, d'effets spéciaux hallucinants et d'un mixage sonore de qualité mais c'est à peu près tout. On ne parlera pas du scénario de Ehren Kruger, déjà scénariste sur le deuxième et troisième opus, incroyablement nul mais la réalisation est impeccable, parfaitement maitrisé par le maitre des explosions. En résumé, Transformers : L'Âge De L'Extinction est ce genre de blockbuster vide de substance scénaristique, doté de grands effets sonores et visuels ainsi que d'une superbe 3D mais avec des punchlines crétines rendant le film d'une débilité absolue. Et le fait que ce soit le film soit le plus gros succès au box office mondial n'amènera pas Hollywood à se diversifier et à rendre ses films plus réussi. Dommage.