Lettre à Violet
Chère poupée de souvenirs automatiques, vous ne pouvez pas savoir combien vous avez changé ma vie, combien vos mots ont la valeur d'un nouveau départ. Bien plus qu'un mot d'amour, bien plus à tous...
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le 15 janv. 2020
7 j'aime
Long-métrage d'animation de Haruka Fujita et Taichi Ishidate (2020)
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Voici un récit d'une platitude terrifiante. Tout le monde est gentil, tout le monde est mignon et bienveillant, et il ne se passe rien. Malgré une guerre récente, l'existence semble partout facile, les personnages ne rencontrent aucune difficulté, ils n'éprouvent aucun tourment, si ce n'est le manque des proches qui sont absents.
Tout est banal et ordinaire, l'autrice n'explore rien et se contente de raconter une triple amitié de façon convenue. Les trois personnages principaux sont d'ailleurs parfaitement inconsistants : une nouvelle aristocrate qui apprend les règles de bienséance afin de vivre reclus dans un manoir, une ancienne militaire laconique reconvertie dans l'écriture et une gamine qui souhaite devenir factrice pour apporter le bonheur aux gens. Rien n'est creusé au delà des relations assez superficielles qui lient ces personnages, ils ne subissent aucune évolution notable excepté entre le flash back durant la guerre et la paix.
Outre les personnages creux, je remarque également l'inconsistance du scénario au sein duquel il ne se dégage qu'une poignée d'évènements :
- Deux amies sont séparées durant la guerre par des aristocrates
- L'une d'entre elle envoie une lettre à son amie par l'intermédiaire de la prête-plume
- Cette dernière lui enverra une lettre en retour quelques années plus tard par le même intermédiaire
Et chacun de ces évènements est le prétexte pour nous jeter à la figure pléthore de sentiments niais. Le contenu des lettres est niais, leur rédaction et leur réception également. Pour combler le vide, l'auteur nous présente péniblement un univers aristocratique puis un univers plus roturier de postier. Mais ce n'est absolument pas intéressant dans les deux cas : l'autrice développe une version idéalisée et aseptisée de ces deux environnements.
Ce n'est pas non plus un film très poétique puisqu'il est un enchaînement de banalités et de lieu-commun. Loin de la beauté, ce film tend plutôt à flatter notre empathie la plus basse, il cherche à nous faire éprouver cette affection naïve, comme l'on s'attendrit devant un chat mignon.
Bref, c'est une œuvre qui conviendra parfaitement aux enfants mais qui ne s'adresse pas à ceux qui apprécient la profondeur, la beauté et la complexité. Il faut cependant noter que la mise en scène est sophistiquée et que l'animation n'est pas dégueu
Créée
le 25 avr. 2021
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1 commentaire
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