Au début on se pose la question de comment ce film puisse être en sélection officielle du Festival de Berlin. Le réalisateur Chen Kaige nous donne une légende qui commence très mal il faut le dire et le voir pour s'en rendre compte, trente deux minutes de catastrophe visuel. Une scène avec un type qui à le don de courir à la vitesse du vent puis pourchasser par des bisons, c'est à prendre peur tellement c'est laid à l'écran. Mais pas de panique, comme quoi il est parfois essentiel de regarder un film jusqu'au bout. La suite est tout autre et commence à prendre forme, tout devient poétique et même si l'on voit que les effets numériques sont assez voyant et bien le tout est mieux construit. Baston dans une boule de fer, une femme dans une cage d'or, un ennemi qui n'est autre que Nicholas Tse qui donne l'ordre de tuer des villageois, ce passage est magnifique. Le casting se dote aussi de Cecilia Cheung, Hiroyuki Sanada (Le Dernier samouraï). Au final il y à du bon comme pas mal de faiblesses, sans être un chef-d'œuvre comme dit sur l'affiche, Wu ji à du charme, avec une musique qui rentre dans les oreilles pour atteindre le cœur. Je termine en posant encore une note sur Nicholas Tse qui décidément est vraiment un acteur saisissant.