« X-Men » est une saga majeure du cinéma de divertissement de ses vingt dernières années. J’ai pris plaisir à suivre les différentes aventures de ces héros pas comme les autres. J’ai également particulièrement apprécié le nouveau cycle né dans X-Men : le Commencement. X-Men : Dark Phoenix clôture cette période. Le simple fait de découvrir le dénouement d’une époque a attisé ma curiosité et m’a décidé d’aller découvrir ce nouvel opus.
Le film débute par une opération de sauvetage mené par les X-Men. La fine équipe se voit confier la lourde charge de sauver l’équipage d’une navette spatiale. A cette occasion, Jean Grey se voit contrainte d’absorber une force cosmique impressionnante. Elle aurait dû en mourir, elle en ressort changée. Ses pouvoirs sont multipliés de manière exponentielle. Parallèlement, sa gestion de ses émotions s’avère complexe et dangereuse. Une bascule vers un monde plus obscur semble inéluctable…
J’ai trouvé que cet épisode de la saga n’était pas directement lié aux films précédents. Aucun prérequis n’est indispensable à mes yeux pour comprendre et maîtriser les enjeux de la trame. Cela donne d’ailleurs une atmosphère particulière au film. J’ai eu le sentiment qu’il s’agissait d’une « pièce rapportée », d’un « spin off ». Cela m’a demandé une forme d’adaptation pour comprendre que X-Men : Dark Phénix était davantage un « one shot » qu’une suite des films précédents.
L’intrigue est rapidement mise en place. Le contraire aurait été surprenant tant le déroulé scénaristique s’avère particulièrement linéaire. Les rebondissements sont vraiment rares et l’ensemble est peu passionnant. On a du mal à s’intéresser au devenir de tout ce petit monde et on est finalement peu soucieux de connaître le dénouement de tout cela. Je suis resté, à mon grand désarroi, resté extérieur aux enjeux. C’est dommage.
Un des gros bémols est la fadeur du personnage principal. Ce constat n’est pas dû à la qualité de l’interprétation mais plutôt à la fragilité de l’écriture. Ses relations avec les autres membres de l’équipe sont sans réel intérêt. Aucun réel enjeu philosophique ou idéologique n’existe. Les protagonistes n’évoluent pas. Je trouve que le film accumule des protagonistes plus ou moins secondaires sans réelle profondeur. Bof… bof…
Pour conclure, j’ai trouvé ce film très décevant. J’ai du mal à comprendre sa place dans l’univers X-Men. J’ai eu le sentiment qu’il s’agit d’un film en trop. C’est un petit peu dommage que cette grande aventure trouve une conclusion si décevante. Néanmoins, cela ne m’empêchera de me replonger avec plaisir et nostalgie dans les épisodes précédents…