Pour commencer, je vous conseille fortement de jouer à Post Void plutôt qu'à ce jeu. Post Void est un petit bijou qui reprend le même principe, en plus simple mais aussi en beaucoup plus nerveux, sans compter le fait qu'il est plus abouti visuellement tout en restant dans le même style psychédélique. Ce dernier est sorti quelques années après Heavy Bullets, mais étant donné que j'y ai joué avant, le titre critiqué ici souffrira de la comparaison, que je le veuille ou non (mais je m'efforcerai évidemment de rester le plus objectif possible.)
Penchons-nous donc sur ce Heavy Bullets : Équipé d’un revolver, le joueur doit traverser huit niveaux qui changent de configuration à chaque run. Nous sommes donc face à un rogue-like édité par Devolver, et au vu des couleurs roses et bleues à la Hotline Miami ainsi que de la grande vitesse de déplacement, on comprend pourquoi. Dans l’ensemble le titre est agréable à jouer (malgré les vers de terre qui se cachent dans les buissons et qui remportent aisément la palme des ennemis les plus énervants). Le gameplay est également caractérisé par le fait que, au-delà des différents items qu’il est possible d’obtenir à chaque essai, il faut ramasser les balles que l’on tire sous peine de tomber rapidement à court de munitions. En effet, le joueur démarre sa run avec un chargeur plein, soit six balles, et doit composer avec ces dernières, les items mais aussi l’argent qu’il récolte en chemin. Cet argent est à dépenser via des distributeurs disséminés dans les donjons, qui proposent différents bonus.
Visuellement, le tout est assez basique. Les ennemis/objets ont des designs minimalistes et les décors sont composés de rectangles colorés. A l’image de ce style qui n’est pas très joli sans être désagréable non plus, Heavy Bullets se laisse jouer pour passer le temps sans parvenir à véritablement nous happer. Au bout de quelques parties, on a l’impression d’avoir fait le tour et la lassitude s’installe inexorablement.