Question difficulté, pour du PEGI 7, ce jeu va vous donner pas mal de fil à retordre, notamment contre les boss. Cependant, les développeurs ont pensé à tout et ont rajouté un mode « sans échec » dans les paramètres où vous ne prendrez pas de dégâts. Mais bon, si vous réussissez à finir ce jeu sans cette option, ça sera déjà une bien belle victoire pour les joueurs ou les joueuses. Enfin, préparez-vous à une certaine difficulté quand même.
L’exploration est une des phases les plus importantes de ce jeu car ça sera votre seule manière de savoir quoi faire et comment pouvoir progresser dans le jeu (tout en débloquant des raccourcis). Et cette phase est très réussie car l’exploration vous demandera de fouiller le moindre recoin et passage de chaque zone pour ne pas oublier d’objets importants.
Comme dans la grande majorité des RPG, vous avez le droit à un inventaire pour configurer vos objets en fonction des touches et ça marche bien. Même si cet inventaire ne met pas le jeu en pause (ce qui n’est pas un problème), c’est tout de même une bonne gestion de l’inventaire qui nous est proposé ici.
Question gameplay, on a une touche pour taper, une touche pour esquiver (même si il faut appuyer deux fois de suite sur cette touche), une pour parer, une pour viser et les objets de l’inventaire qui sont attribués. Bref, le gameplay est qualitatif et on le sent au fur et à mesure qu’on joue à ce jeu.
Ce jeu vous occupera pas mal de temps entre sa difficulté un peu corsée et les phases d’exploration qui vous prendront du temps. Et encore, si vous tentez de trouver tous les trésors, vous serez occupés encore plus longtemps. Mais bon, la durée de vie du jeu est assez efficace.
L’univers de Tunic est beau et très travaillé. Que ce soit les décors, les ennemis ou les boss, on sent que l’univers de Tunic est un des points les plus soignés de ce jeu et qu’il en vaut la peine surtout pour ça. Les fans d’exploration vont se régaler avec ce genre d’univers.
Les boss sont intéressants tout en étant un peu difficiles mais en restant faisables en se concentrant. Déjà, ils collent très bien à l’univers du jeu mais ce sont aussi des boss qui vous marqueront presque tous (surtout les premières fois que vous les affronterez).
Les bruitages sont des détails dans ce jeu mais ce sont tout de même des bruitages de bonne qualité. L’impact de l’épée sur les ennemis, les cris des ennemis, les sons environnants (comme les cascades) ou même les sons de certains boss sont très efficaces.
Un système de téléportation se débloquera au fur et à mesure que vous progresserez dans le jeu et que vous débloquerez certaines zones. Ces zones se débloqueront surtout grâce aux piliers à activer mais c’est tout de même une bonne idée de téléportation.
Le jeu démarre par notre personnage qui se réveille au bord d’une petite plage avant de partir découvrir cet endroit. Introduction classique et déjà-vue mais qui donne envie de savoir ce qu’il y a ici et pourquoi on a atteri ici (même si on ne le saura jamais).
Il y a deux fins possibles dans ce jeu, la bonne et la mauvaise fin. Pour avoir la bonne, il vous faudra compléter un élément essentiel du jeu à 100 %. Mais bon, dans les deux cas, ce sont deux fins inattendues mais qui fonctionnent très bien.
Chose assez inédite, il est possible de rentrer certains cheats codes pour rendre l’expérience de jeu différente et plus marrante. Bon, les cheats codes sont peu nombreux mais c’est tout de même rare de voir ça dans un jeu récent (sauf GTA).
La direction artistique est sublime. Chaque lieu, raccourci et passage de ce jeu ont été soignés pour nous offrir une direction artistique qui est un véritable regard pour les yeux. C’est largement un des points les mieux gérés de ce jeu.
Les ennemis sont assez bien variés en fonction des zones et de leur difficulté. Certains sont plus durs à tuer que d’autres sauf quand on a les bons objets pour les vaincre, mais ça reste des ennemis bien trouvés et bien variés.
Les décors sont magnifiques. Quel que soit le lieu qu’on explore, même certains qui se veulent un peu plus cauchemardesques, nous sommes face à des décors dépaysants qui nous font rêver et nous donnent envie d’en voir plus.
Graphiquement, ce jeu est très beau. Pour un jeu indépendant sorti en 2022 (à l’origine), on ne peut pas nier que les graphismes de ce jeu sont magnifiquement soignés par les développeurs.
Les musiques sont magnifiques. Quel que soit le domaine qu’on explore, on a le droit d’entendre de magnifiques musiques qui nous donneraient envie de les réécouter en dehors du jeu.
On sent la grande inspiration de Zelda: A Link to the past quand on regarde bien certaines choses comme les trois gemmes à récupérer (qui rappellent les trois parties de la Triforce, y compris par leur couleur…), le point de vue de la zone où notre personnage avance (même si là, c’est plus en 3D) ou même le système de jeu et d’exploration pour trouver des objets clés et explorer les donjons. Après, c’est normal qu’on y retrouve un air Zelda vu que Zelda est une grande licence qui aura inspirer de nombreux jeux, mais là, ça se sent tout de même un peu (ce qui ne l’empêche pas d’être bon).
Dans certains jeux, il est possible d’annuler son coup pour son esquive en appuyant sur la bonne touche, pas ici. Ici, vous êtes obligés d’attendre la fin de l’animation de votre personnage avant qu’il ne décide d’esquiver (comme si vous lui aviez mis une touche en avance). C’est un détail mais c’est un détail qui vous gonflera rapidement, surtout quand d’autres jeux vous permettent d’esquiver malgré que vous allier donner un coup.
Parfois, le jeu souffre de certains problèmes de hitboxs et ceux-ci se ressentent lors de certains combats. Vous aurez l’occasion de faire des bonnes esquives mais le jeu considérera tout de même que vous avez été touché par l’ennemi. C’est léger mais contre un boss, ça vous soûlera rapidement.
Quand on regarde bien, on a pas vraiment d’histoire dans ce jeu. On est juste un renard qui a échoué dans une zone inconnue et qui part l’explorer (comme Link’s Awakening tiens...) mais on a pas de réel objectif ou de but en fait. C’est léger mais le manque d’histoire est tout de même regrettable.
Au final, ce RPG indépendant est une excellente surprise à découvrir pour les fans du genre. Franchement, on tient là une pépite des jeux indépendants qui a su et saura encore se faire apprécier à sa juste valeur. On a un gameplay de bonne qualité, une direction artistique magnifique, des décors très travaillés, des musiques de toute beauté et des graphismes très recherchés. Après, il est vrai que l’inspiration de Zelda se fait un peu sentir et que le manque d’histoire est un petit peu problématique, mais Tunic arrive à très bien se rattraper par son gameplay et son univers très recherché. Donc, si vous appréciez les RPG comme The Legend of Zelda (notamment les anciens), il y a de fortes chances que vous passiez un excellent moment en jouant à Tunic (sauf si vous détestez les jeux un peu trop difficiles, parce que celui-là va vous donner du fil à retordre…). Pour ma part, je l’ai découvert avec la version physique et je ne le regrette pas parce qu’en plus d’avoir un livret et quelques petits bonus, le jeu est réellement une très belle surprise qui rejoint enfin ma collection.