La construction de la narration est particulière, on a du mal à s’y faire, principalement dans les 30 premières pages. L’auteure alterne les périodes, les narrateurs et les types de récits, sans doute pour nous donner plus d’informations, mais le récit perd énormément en fluidité et au départ il n’est vraiment pas clair. Une fois que moins de protagonistes interviennent et qu’ils sont bien identifiés on s’y repère déjà un peu mieux malgré les nombreux flash-backs.
On suit notamment le fils d’un des « Steel men », tuée par une métisse surnommée « La vipère de l’Oklahoma ». En parallèle on suit aussi le récit que cette femme lui fait lorsqu’il la rencontre. Journaliste il a prétexté un article à écrire pour arriver à ses fins . Elle évoque les souvenirs de sa mère qui était la sœur de Crazy Horse, ainsi que ceux de sa propre jeunesse, notamment de « l’école » St James, où elle a vécu dans des conditions de vie atroces, subi nombre de mauvais traitements et d’abus sexuels. Elle nous parle ensuite de la vie dans le Grand Ouest américain au temps des cow-boys, des marshalls et des hors-la-loi, ainsi que de la difficile place des noirs, des indiens, des métis et des femmes en ce temps-là. Encore une fois l’auteure nous brosse un beau portrait de femme, le reste du tableau est assez dur et l’auteure nous montre bien la difficulté à séparer les « bons » des « méchants ». Le poids de leur légende a écrasé certains, comme Buffalo Bill ou Calamity Jane. C’est un univers assez fascinant qui nous est donc dépeint, même sans être fan de western. L’héroïne, Winona, est un beau personnage, sa vie et sa personnalité sont assez incroyables et en font un personnage de légende.
Dès 14 ans.
Roman historique
Thèmes : indien (peuple), écoles résidentielles, Ouest américain, XIXe siècle,
Sandra