Porno blues, la belle et édifiante histoire d'un réalisateur de films X par NicoBax
L'autobiographie de John Guilloré aka John B. Root, pornographe de son état. Marrant de voir qu'à chaque fois qu'un mec ou une fille du X écrit un bouquin on la catalogue de "intello du X". Parce que bon, c'est une grande escroquerie ce bouquin. John est plutôt cabotin, il aime les jeux de mots, étaler sa culture et répéter qu'il voit dans le porno une forme d'art. Pourquoi pas, admettons.
Un parcours assez surprenant, de la vie de famille avec femme et enfants (pas les siens, il est stérile), journaliste et auteur jeunesse à celle de réalisateur et producteur de films pornographiques. John a la folie des grandeurs et a été marqué par l'age d'or du porno, quand les "Derrière la porte verte", "Devil in Mrs. Jones" ou "Deep Throat" étaient projetés au cinéma et faisaient des milliers d'entrées. Il est persuadé qu'on peut faire du cinéma d'auteur porno... Il passe donc son temps à se vanter d'écrire des scénar' de 200 pages pour ses films, scénar' qui seront rarement exploités vraiment, faute de moyens. Il y a toujours une raison qui fait capoter (mais là dessus John B. Root a toujours prôné le port du latex sur les tournages), c'est toujours la faute à pas de chance... Il a toujours une bonne excuse (et parfois elles le sont vraiment) pour expliquer pourquoi il n'a pas réussi à faire ce qu'il voulait : producteurs frileux, manque d'argent, souci de transparence, etc...
Il aime à répéter qu'il aime les femmes, qu'il veut leur apporter du plaisir, du bonheur, un environnement familial. Pourtant, il n'hésite pas à baratiner, à mettre une fille face à sa "conscience professionnelle" pour la pousser à faire une scène, etc... Il oublie aussi de préciser que lors de ses castings, il n'est pas rare qu'il mette la main à la pâte alors le coté grand frère/papa protecteur et plus dans le cérébral que l'animal ça a ses limites. Ceci dit, il fait preuve de pas mal d'honnêteté (notamment quand il explique comment il se sent les jours "pairs" et les jours "impairs", quand il interview HPG ou lors de la discussion John vs Jean) mais il se voit beaucoup plus grand qu'il n'est vraiment je pense. Ok j'ai du voir certains films et c'est vrai que c'est moins la foire aux bestiaux que d'autres mais y a vraiment pas de quoi se relever la nuit.
Quelques anecdotes amusantes, beaucoup de prêchi-prêché pro-porno et évidemment du nombrilisme (mais assumé), c'est un peu décevant.