Si tu pensais que la fantasy young adult se résumait à des héros flamboyants, des romances évidentes et des quêtes bien balisées, Les Disparus du Clairdelune de Christelle Dabos est là pour te rappeler qu’on peut aussi avoir une héroïne maladroite, un fiancé aussi aimable qu’un iceberg et un monde qui respire autant la poésie que le danger.
Deuxième tome de La Passe-Miroir, ce roman nous replonge dans l’univers fascinant des arches flottantes, et plus précisément à la Citacielle, où Ophélie, toujours fiancée de force à Thorn, doit maintenant gérer… des disparitions mystérieuses. Évidemment, elle n’a pas le temps de souffler, entre les complots de cour, les intrigues politiques et ses propres pouvoirs qui continuent de lui réserver des surprises.
Là où Christelle Dabos brille, c’est dans sa plume riche, pleine de finesse et d’humour discret. Son univers est foisonnant, original, et ses personnages échappent aux archétypes habituels : Ophélie est loin de l’héroïne badass classique, et c’est précisément ce qui la rend unique. Quant à Thorn, il est toujours aussi glacial, mais derrière son air d’administrateur austère, on sent que quelque chose commence à bouger.
Le gros point fort ? L’intrigue monte en puissance. Les révélations s’enchaînent, la tension grimpe, et l’univers gagne en profondeur. C’est un tome plus sombre, plus complexe, et on sent que la saga prend de l’ampleur.
Le hic ? Ça prend son temps. Si tu espérais une action frénétique, il faudra t’armer de patience : Dabos préfère le développement minutieux à la précipitation. Certains trouveront ça captivant, d’autres frustrant.
Bref, Les Disparus du Clairdelune, c’est une suite magistrale, qui enrichit encore un univers déjà fascinant, avec des personnages aussi atypiques qu’attachants. Une lecture immersive qui confirme que cette saga est bien plus qu’un simple phénomène de fantasy. Vivement la suite… parce que cette fin, franchement, c’est cruel.