Nul doute que ce roman a fait date à sa sortie en plein milieu de la lutte pour les droits civiques des afro-américains, mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il a surtout été publié au bon moment. Je me suis vraiment ennuyée pendant tout le récit, qui aurait gagné à être resserré autour du procès. La première partie de l'histoire est inutile, tant dans la forme que le fond... Harper Lee fait parler une gamine mais le ton enfantin n'est pas là, ce qui fait le charme de la jeunesse ne transparaît pas dans l'écriture et je n'ai pas eu souvent l'occasion de sourire ou de m'émouvoir de ces petits héros. Je n'ai rien contre les digressions mais je les ai trouvé mal gérées : dans un style similaire, John Irving est plus efficace. C'est un livre qui dénonce de façon candide le racisme, écrit par une blanche, avec des personnages blancs, pour un lectorat blanc. Une grosse déception pour moi, qui m'attendait à un chef d'oeuvre littéraire. Lisez plutôt Toni Morrison !