De cet amour profond, comme on peut l’éprouver à l’âge des premiers émois, est issu un très beau texte, un vivant hommage à Léo, étoile parmi les étoiles. Dès les premiers regards, ils étaient reconnus, sans doute, et avec l’émerveillement que procure le sentiment de la chance de s’être compris. Et pourtant le temps va les séparer.
Mais pour Jean cette passion obsédante ne le quittera jamais. Une lettre trouvée au hasard d’un tri, confinement oblige, va faire ressurgir ce passé toujours là, en filigrane.
On perçoit à travers ces lignes la force de l’amour ressenti. La fulgurence de leur liaison furtive, mais intense. Aucun doute là-dessus. Les styles se mêlent, poésie, lettres, ou récit plus classique, comme s’il ne fallait pas rater l’expression du ressenti. On comprend.
En revanche le mélange des époques m’a perturbée, perdue un peu, et m’a semblé contre-productif.Il n’en reste pas moins un très émouvant roman d’amour, dont l’échec n’a pas atténué la force.