On se laisse emporté dès le début du roman au rythme des vagues qui nous bercent tranquillement au fur et à mesure que l'on tourne les pages. On est tellement bercé que l'on s'endort aussi.
Vous l'aurez sans soute compris, je n'ai pas aimé ma lecture, et je me suis profondément ennuyée, poussant d'interminables soupirs tout au long de celle-ci.
Gil, le père vieillissant qui ne reconnait pas ses fautes passées et à l'espoir de retrouver sa femme disparue bien des années plus tôt.
Ingrid que nous découvrons via sa correspondance laissée au hasard des pages de livres pour son mari, pour qu'il sache la vérité pour qu'il sache le mal qu'il lui a fait, pour qu'il change, mais on ne change pas les hommes, les femmes, on ne change pas l'être humain, on accepte, on fait avec ou on fait sans, et Ingrid, n'a pas choisi cette dernière possibilité, et nous raconte au fur et à mesure des pages, sa frustration, sa déception envers cet homme qu'elle aime, le poids de son absence, le poids de sa solitude, isolée du monde. Mais ne l'a-t-elle pas cherchée, cette solitude ? Par maque de courage, de pugnacité, ou par manque de libre-arbitre, l'auteur de permet pas de trancher, exposant devant nos yeux, la vie morne d'une jeune fille désespérément amoureuse, qui va être la soumise d'un homme charismatique, jusqu'à ce qu'elle décide de choisir une issue fatale au détriment de ceux qui sont restés près d'elle.
Quant à leur deux filles, Nan et Flora, entre la première, mère avant l'âge et la seconde qui n'a jamais murie, un monde les oppose.
Claire Fuller, nous raconte une tranche de vie, triste à souhait. Même si le découpage peut être intéressant, entre la partie épistolaire et la partie courante, cela manque cruellement de rythme, les pages se succèdent sans surprise jusqu'à la fin où l'ensemble reste bien plat, sans saveur, même pas un petit grain de sable vient déréglée cette vie, et quand au grain de sel, même Flora n'aura pas réussi a le mettre dans son quotidien.