Fillers : épisodes hors-séries (non adaptés du manga) utilisés dans certains longs anime type Shonen nekketsu et qui sont souvent là pour donner à becqueter aux fans impatients lorsque l’anime a rattrapé le manga.
Que ce soit pour One piece, Naruto ou Bleach par exemple, en jetant un coup d’œil sur ces épisodes - souvent regroupés en arcs - le constat est frappant : une compilation d’absurdités scénaristiques, de facilités ridicules, d’incohérences à la pelle ou encore des retcon de l’univers… Si vous faites l’erreur de ne pas checker Wikipédia avant de vous lancer dans ces animes, vous pourrez facilement repérer quels sont ces épisodes fillers tant vous serez éberlués par leur nullité en complet décalage avec les autres épisodes adaptés du manga, en général assez bons pour les anime sus-présentés (allez y’en a parfois qui sont drôles ou sympathiques, mais c’est 1 fois sur 10).
Venons-en maintenant au cas Boruto. Naruto et Bleach c’est 45% d’épisodes fillers, One Piece 10%. Même si c’est limite pour Bleach et Naruto, j’ai décidé de juger ces 3 animes sans prendre en compte les fillers, d’une part parce que je ne les ai pas tous vus, d’autre part parce qu’en dessous de 50% je pense qu’on peut se permettre de faire comme s’ils n’existaient pas.
L’anime Boruto c’est 80% d’épisodes fillers. 4 épisodes sur 5.
En tant que fan de Naruto et malgré ses 200 derniers épisodes douteux, j’avais très envie de continuer l’aventure pour voir évoluer mes personnages favoris et leurs enfants, c’est pourquoi je m’étais lancé dans Boruto, sans me renseigner outre-mesure. Ne sachant pas que je regardais des fillers, j’ai quand même pu difficilement pousser jusqu’à l’épisode 30 tant c’était déjà catastrophique. Mais voir Sarada, 11 ans, s’éveiller au Sharingan et copier 18000 techniques des 5 éléments pour humilier une ninja dont les copains ridiculisaient le Mizukage, c’était le pompon sur la Garonne. Juste stop. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autre de destruction des rapports de puissance préétablis dans Naruto.
Honnêtement, je n’ai pas lu le manga Boruto, peut-être que c’est aussi nul et destructeur de l’univers que l’anime, je n’en sais rien. Ce dont je suis sûr c’est que cet anime ne devrait certainement pas s’appeler Boruto quand 80% de son histoire n’a rien à voir avec le manga.
Cette critique c’est surtout un coup de gueule envers les fillers en général, dont l’origine mercantile forcée se contrefout la plupart du temps de toutes règles ou bases qu’un auteur a pu construire, lui-même participant parfois à cette destruction (Kishimito par exemple a supervisé le roman sur l’abominable arc de Kiri dont j’ai parlé juste avant).