Ah Kevin... Parmi mes acteurs américains préférés...
Ah Fincher... Parmi mes réalisateurs préférés...
Ah ce générique...
Merci Netflix !
Surfant sur le succès des séries "à la H.B.O." (et AMC accessoirement), Netflix, qui pourtant n'est pas vraiment une "chaine de télé" à proprement parler se lance aussi dans l'aventure, et avec brio !
Alors oui, c'est du déjà vu (en plus c'est un énième remake de série UK), mais qu'est-ce que c'est bon ! Je me suis avalé la première saison d'une traite, sans sourciller.
Kevin est égal à lui-même, mais il montre encore une fois qu'il sait vraiment adapter son jeu à chaque personnage qu'il incarne. On avait encore jamais entendu ces intonations de voix chez lui, bien qu'il ai déjà joué moult connards en tout genre.
Les seconds rôles sont au cordeau, les choix de casting étant parfaitement adéquats, dignes des meilleurs productions cinématographiques. Chaque acteur/trice semble exactement à sa place, comme si le rôle avait été écrit pour lui/elle.
Bon, c'est du ricain, les rôles sont un peu caricaturaux, certes, mais cela permet de bien s'attarder sur chaque vice qui les compose, de rendre toute la palette de "gerbance" que chacun d'eux possède en lui. Aucun n'est épargné, du plus gros salaud (Kevin) à celui qui a le plus (comprenez par là pas beaucoup quand même hein) de bienveillance à l'égard de ses électeurs.
Si cette série ne risque pas de nous redonner confiance dans les deux grandes instances que sont la politique et les médias, elle en dépeint en revanche magistralement l'arrivisme patenté et l'abjection de chaque personne qui la compose, et de chaque décision que chacune d'entre-elles peut prendre au jour le jour.
Et en plus, elle a le mérite de montrer les "femmes libérées/actives" dans ce qu'elles ont de plus manipulatrices et putassières. Ce qui est assez rare pour être souligné.