J'ai depuis peu complètement revu mon régime alimentaire. J'avais envie d'un peu de fraîcheur, de nouveauté et de légèreté. Marre d'être balourd dès 14 heures parce que le mauvais sucre des pâtes me pompe le bide. Je me suis dit, pour le midi : davantage de noix, légumes crus, surtout les carottes pour les bonnes fibres, un tout petit peu de sauce pour tremper, fromage à côté, un peu de cidre et des noix de cajou, et quelques tucs, si je peux prendre l'apéro en même temps c'est pas hors sujet. Ni trop tôt.
Et le soir repas chaud, pas que blé si possible, y'a aussi l'épeautre et le boulghour dans la vie. Et puis viande viande viande quoi. J'ai beau être végétarien dans l'éthique je tiens jamais, je prends ma viande bio ça me console toujours un peu. Ça console la bête un peu aussi j'espère.
Et puis j'avais téléchargé le film franco-belge « grave » pour accompagner mon plateau-repas, inconséquent que je suis. Mais là tout de suite bien sûr posant le plateau sur mes genoux, je me suis dit que c'était un peu cynique. Que peut-être même ça me retournerait le steak haché sous la glotte... Alors j'ai mis Santa Clarita Diet. Parce qu'à ce que je sache, c'est pas encore de l'humain que j'ai dans mon assiette !
La prochaine fois je mangerai du rhinocéros blanc, ça m'étonnerait qu'ils en butent dans « Grave ». Je pourrai mater le film en finissant mon assiette tranquille.
En attendant je profite de cette deuxième saison de Despererate Housewives version cannibale. C'est une bonne idée je trouve d'avoir mis des zombies. Ça donne de bonnes raisons aux intrigues, paradoxalement ça les rend plus vraisemblables… et le zombie il a beau se répéter se recycler, c'est sa force, quarante ans après le premier Romero, il tient toujours debout et le bon bout dans nos cœurs.
Cela dit je suis au dessert, compote à la vanille sous ses pourceaux de noix. Peut-être le moment finalement de mater « Grave » sans relent.. Histoire de garder Santa Clarita pour mes routiniers craquages.