Cible parfaite pour une "honest review" (critique courte, sans spoil, laissant de côté au maximum le subjectif [...] ).
Je pourrais rappeler que c'est co-écrit et réalisé par Nicolas Winding Refn et m’arrêter là ... tant cette série est une cristallisation de tout son travail passé.
Un peu court ? D'accord. Qu'est-ce qui caractérise le style NWR ?
- Des dialogues de 5min -montre en main- dans lesquels les protagonistes vont littéralement échanger 4mots, tellement les blancs sont nombreux et marqués.
- De lents traveling de nature morte. Sur la gauche, le même sur la droite, au raz du sol ... Çà dégueule et çà semble complètement gratuit mais ils contribuent pour beaucoup à l'ambiance et au rendu "atmosphérique" de la série.
- De longs plans fixes flous. Beaucoup. Flou chromatique, flou gaussien, aberration chromatique, tout y passe. Le tout nimbé dans une bande son signée Cliff Martinez. Regardez un des épisodes après une journée de dingue, complètement mort de fatigue et vous aurez l'air d'être sous produit stupéfiant.
- De la violence. Sale, implacable, impromptue.
- Des scènes d'action presque "Tarantinesque" ... si ce n'était pas 100% sérieux et premier degré.
Petit ajout totalement subjectif et gratuit : je déteste Miles Teller, Nell Tiger Free, et globalement toute cette génération d'acteurs anglo-saxon aussi expressifs qu'un clou rouillé. Çà m'arrache le visage de la reconnaître, mais ils sont ici absolument parfaits dans leur rôle.
C'est une série qui prend son temps, du NWR pur jus, si vous n'avez pas aimé Drive ou The Neon Demon, il y a franchement peu de chance que cette série trouve grâce à vos yeux.
Pour les habitués : évitez le "bindge-watching", prenez vous aussi le temps, inutile de se dégoûter en enchaînant 3 épisodes.