Avec Chalice Hymnal, On pourra parler, pour commencer, de rock instrumental, d’un rock qui fait resurgir les fantômes du rock progressif psychédélique des années 70 – Hawkwind, Camel… j’en passe et des plus obscurs… – avec une touche Stoner Metal et même des moments ambient à aller chercher, pourquoi pas, dans les passages les plus glauques du Endtroducing de Dj Shadow et par extension dans des BO de films des années 70 ou 80 ou encore dans les albums de David Axelrod.
Vu comme ça, il y a de quoi y perdre son latin, mais à l’écoute de Chalice Hymnal c’est une toute autre affaire. Le groupe de Portland parvenant à digérer toutes ses influences avec une maîtrise incroyable, laissant apparaitre au fil des titres l’esquisse d’une BO de film SF vintage à l’image de After The Funeral, dernière pièce de l’édifice, aux allures de mini-symphonie, qui vient clôturer en beauté cet album imposant et majestueux.
Si la musique de Grails a longtemps parue complexe et ardue, elle se veut ici plus ouverte et plus atmosphérique que jamais et, espérons-le, permettra au groupe de faire connaitre au plus grand nombre la beauté et la grâce de son style aux allures cinématiques. https://www.benzinemag.net/2017/03/30/grails-chalice-hymnal/