Rarement le bouton « Envie de le réécouter » m'aura semblé aussi ironique.
ELO Part Two, en résumé, c'est Bev Bevan qui a besoin de thunes, alors il reprend le nom de son ancien groupe, mais oublie d'inviter les anciens membres dudit groupe à la fête. Pour reprendre une expression très juste de mon critique musical favori, ELO sans Jeff Lynne, c'est comme les Beatles sans Paul McCartney et John Lennon. Sauf qu'en fait, c'est encore pire : le chanteur qui remplace Lynne est épouvantable, les chansons dépourvues d'imagination comme de bon goût, avec des guitares horribles et une batterie affreuse. Louis Clark fait ce qu'il peut avec des arrangements orchestraux toujours de qualité, mais même avec une cerise dessus, un étron reste un étron...
L'album échappe au 1 pour son premier titre, Hello, un petit bout de pop (à peine 1 minute 20) sans prétention tout mignon. Hélas, Hello ne semble avoir eu pour but que d'appâter l'innocent auditeur, tel un ver de terre maigrichon planté sur un putain de hameçon à barbilles. Et je vous assure qu'endurer les neuf autres plages du disque (que je me refuse à qualifier de « chansons » ou même de « titres »), c'est tout aussi agréable que s'empaler la bouche sur un couteau.