Il faudra un jour qu’on trouve un nom plus simple pour le power metal progressif symphonique que joue des groupes comme Borealis. En attendant, on peut aussi dire merde aux étiquettes et écouter ce nouvel album, The Offering.
Si la musique de Borealis a un son très européen – plus power et symphonique que réellement prog – rappelant surtout un groupe comme Evergrey (en un peu moins énervé), il n’en reste pas moins que c’est une formation originaire du Canada.
The Offering est un album plutôt généreux: douze pistes et un peu plus d’une heure. Les compositions sont cependant plutôt courtes, autour de quatre à cinq minutes, avec un mini-epic final de près de neuf minutes.
J’aime beaucoup cet album. Il faut dire que j’aime aussi beaucoup Evergrey et que Borealis lorgne sérieusement vers cette formation dans sa musique, sans être un clone absolu. Le combo “metal mélodique avec une tonne de clavier et une section rythmique implacable” (double grosse caisse powah!) est plutôt irrésistible. Il faut dire aussi que Borealis a une sacrée expérience et que ça se sent dans l’exécution des compositions, encore renforcée par une production à grand spectacle.
Du coup, malgré sa taille conséquente, il y a peu de déchet dans The Offering; au contraire, on y trouve une belle brochette de titres d’exception: “Sign of No Return”, “River” et, pour conclure, le remarquable “Ghost of Innocence”, qui monte les potards “symphonique” à onze, avec violons, pianos et voix féminines.
Si on voulait chercher à pinailler, The Offering est quand même assez convenu. La “formule Evergrey” est appliquée avec assez peu d’originalité. Mais ne boudons pas non plus notre plaisir: Borealis utilise certes de vieilles recettes, mais avec un tournemain impressionnant et de l’énergie à revendre. Ce qui nous fait un album impressionnant, rentre-dedans et pêchu. À recommander aux amateurs de puissance et d’épique!
*Article précédemment publié sur https://alias.erdorin.org *