Pat Metheny - Side-Eye NYC V1.IV (2021)
Retour vers les sorties de cette année avec cet album de Pat Metheny « Side-Eye NYC V1.IV », enregistré live à « Sony Hall » à New York donc, en septembre 2019 et sorti en septembre dernier. C’est son second album de l’année après « Road to the Sun » paru en mars, qui se penchait davantage vers la composition classique.
Ce projet avec ce nouveau groupe formé de jeunes musiciens est un retour vers le Pat Metheny que nous connaissons bien, orienté vers le jazz avec un son électrifié. Il joue des guitares, y compris la basse, et de l’orchestrionic. James Francies joue de l’orgue, du piano et du synthé et Marcus Gilmore de la batterie.
Ça ne révolutionne rien et ça ressemble surtout à un album pour se faire plaisir, la première pièce « It Starts When We Disappear » est celle qui paraît la plus ambitieuse, c’est également la plus longue, elle frôle les quatorze minutes et semble avoir été interprété par de nombreux musiciens, peut-être le son de cet « orchestrionic » bien mystérieux.
Les autres pièces sont plus classiques et nous flattent dans le sens du poil, nous caressant l’oreille avantageusement. On pense à « Timeline » joliment ficelée, à la reprise de « Bright Size Life » de mille neuf cent soixante-seize, un tube d’autrefois.
Ça donne bien encore avec « Lodger », qui est une petite pépite mélodique, avec rythme lent puis accélérations et montées graduelles qui font leur petit effet, un peu à l’ancienne, ça marche forcément et on en redemande.
Il faut également remarquer une reprise d’Ornette Coleman « Turnaround » qui vaut le détour, mais le second choc de l’album c’est « Zenith Blue », la dernière pièce du disque un peu ambitieuse, qui s’étale en s’ouvrant aux bidouilles de Pat, juste le temps de marquer l’auditeur avant… la fermeture !
Vraiment un chouette album à la fois de haute tenue et sans prise de tête !