Leïla Slimani aime les femmes qui sortent du chemin et Suzanne Noël en fait partie. C’est sa vie qu’elle a décidé de nous raconter dans "A mains nues".
Malgré les obstacles que l’époque impose à son émancipation, elle entame des études de médecine et devient pionnière de la chirurgie esthétique. Mais si, à l’époque, la chirurgie esthétique n’existe que pour réparer les gueules cassées, elle pense qu’elle peut aussi servir à embellir les visages et invente les premiers liftings.
On découvre une Suzanne Noël, femme et maîtresse, passionnée d’art, frondeuse et déterminée à mener le combat pour la cause féministe car pour elle «Aucune nation moderne ne peut se priver de l’intelligence de la moitié de sa population.»
Le dessin fin et coloré de Clément Oubrerie, le papa de Aya de Yopougon, nous transporte à la manière de Toulouse Lautrec dans le Paris des années 20.