Allez, un petit test ! qu'est ce qui rend un survival passionnant, l'action, ou la psychologie de groupe ?
Et bien, plutot le 2. L'action est bien sûr nécessaire pour faire avancer l'intrigue, mais c'est avant tout les réactions des gens face à l'horreur qui rend le domaine si passionnant.
Ici... on est précipité au coeur de l'action. Le passé des personnages ? on s'en fout, ils sont amnésiques. Le role des personnages est déterminé en quelques secondes : la fille inutile a gros seins, le gamin un peu reclu mais sympa, la jolie nana attirée par le héros, le héros cool, déconneur, intelligent, sans peur... le sportif un peu con qui mourra dès le début. Des clichés ambulants, sans nuances. Le héros fini par devenir excessivement chiant dans son rôle de leader détaché... vu la situation, je pense que flipper un peu des fois, rejeter ses responsabilités, craquer... le rendrait un peu plus humain. L'action est assez brouillon, on a pour l'instant aucune explication sur le pourquoi du comment... Le survival commence à être un genre exploité jusqu'à la moelle. A trop vouloir manier le gore et nous plonger au coeur de l'action horrifique, les auteurs oublient l'essentiel : le côté humain. Nos paradoxes, nos peurs face à l'inconnu. Nos bons côtés comme les plus sombres. Notre ambivalence. Peut être, quand l'humain est confronté aux monstres, est ce finalement l'humain qui fait le plus peur. Et cela, il serait temps que les auteurs de survival l'intègrent.
Walking dead l'avait parfaitement compris. (la tirade de Rick au pénitencier en disant que finalement, les morts vivants, se sont eux, illustre bien la chose)