Second tome de l'édition librairie. J'étais tombé sous le charme du premier, de l'écriture d'Hopeless qui nous présentait un murder world résolument moderne, une bande d'ados paumés et pourtant tous dangereux, un mixte entre Lost et Battle royale n'étant ni l'un ni l'autre et sachant trouver sa propre voie. Ce deuxième tome n'a pas eu le même effet. On a perdu l'atmosphère unique qui s'était installé, et plutôt que de continuer à répandre de l'huile et de la poix, à faire suinter la détresse et la paranoïa de ses personnages, Hopeless préfère craquer une allumette. Il enflamme un brasier et nous livre un final à 100 à l'heure qui sonne comme un round final dans la lutte mortelle à laquelle sont contraints nos protagonistes. On a des très bons moments, un énorme lot de rebondissements, une narration toujours maîtriser, une fin de développement satisfaisante pour l'intégralité des personnages (assez rare pour le préciser), un dernier chapitre aux accents watchmeniens dans la thématique et évidement dans la forme pour le tombé de rideaux de l'ultime page.
Par ailleurs le chapitre 13 par Gage est une parenthèse agréable et bien écrite. La page que ce scénariste consacre à la Jean Grey School me fait regretter que Marvel ne lui ai pas laissé sa chance au départ d'Aaron (il avait déjà rassemblé les étudiants de Wolverine et son Avengers Academy et c'était particulièrement sympathique).
Une histoire certes plus directe, plus axé action et moins subtile que les deux premiers tiers de la série, mais le tout reste plaisant et surtout cohérent. Une conclusion qui ferme avec honneur une série intéressante.