Je suis partagé pour ce troisième volet des aventures de comics. Le côté Hit Girl en prison est trop marrant, c'est totalement absurde de voir une petite fille diriger d'une main de maître sa taule, absurde et génial à la fois dans la logique étrange d'un comics qui de base se voulait proche du réel mais qui a franchement dérivé.
Car oui dans ce troisième tome, on a une vrai opposition entre le réel et la fiction super-héroïque. La vie réelle c'est la mise en couple de Dave, qui raccroche le costume, trouve un vrai job et abandonne son personnage de Kick-Ass. Le super-slip, c'est les pires salauds qui cherchent soudainement la rédemption (c'est le caractère soudain qui me dérange pas le changement d'opinion), une mère qui prend un flingue et paye des pots-de-vins pour buter son gosse, toute la mafia décapitée d'un coup. En parlant de la mafia, bon il faut le dire c'est lassant que les antagonistes demeurent les mêmes. Le Don débarque vraiment de nul part dans ce tome et c'est assez agaçant.
Après Millar m'énerve également avec son auto-congratulation permanente. Toutes les trois pages, il se fait de la pub pour ses propres publications de l'époque, rappelle qu'il est l'auteur de Civil War alors que la référence n'apporte franchement rien.
D'un autre côté, on a des vibrants hommages à Batman Year One qui fonctionnent du feu de dieu.