Sugarland, quelques années auparavant a été un succès dans le monde entier pour une petite production documentaire. De retour avec cette suite, le réalisateur (Damon Gameau) essaye à travers ses films de nous montrer la réalité de notre terre. Malheureusement, le film n’a pas de réel importance et montre et dénonce des faits que l’on connaît déjà. Il n’apporte rien de plus par rapport à tous les autres documentaires existants. D’un autre côté, dans ce film, l’histoire est montré d’un point de vue scientifique sous la forme d’une semi-fiction. Ceci aurait été intéressant si on distinguait bien la réalité de la fiction. Malheureusement, on se demande constamment : « où je suis dans le film ? » ; « qu’est-ce que le réalisateur veut-il me dire ? » et cela est dérangeant. Le titre du film pose d’ailleurs clairement la problématique de son contenu, sans y ajouter d’enjeux spécifique. Le jeux d’acteurs du côté de la fiction n’est pas non plus très poussé mais dans ces moments là, la voix du narrateur (du côté de la fiction et de la réalité) nous rappelle que nous sommes dans un documentaire et que ce n’est que des prévisualisations de notre temps futur : ce qui est encore une fois dommage. Du côté du montage, on a une bonne continuité et une bon rythme filmique (même si on se tourne parfois les pouces parce que l’on connaissait déjà cette information). Mais l’on ne se dit jamais que le réalisateur veut nous faire la morale (c’est généralement le problème du documentaire au cinéma). Même si les images et le son sont plutôt intéressant pour un documentaire petit budget et que le réalisateur nous montre sa passion à travers le prisme du cinéma, l’histoire ne se réinvente malheureusement pas et c’est ce qui pose réellement problème au film.