3
401 critiques
Burne One Down
La chanson de la Burne Retrouver la Burne après tant d'années d'abstinence forcée, c'est chaud. C'est un peu comme retrouver un pote qu'on a perdu de vue sans se souvenir pourquoi. T'es là, souriant...
le 14 mai 2017
Shaky Cam, répliques sensées parler d'informatique minables et discrétion absolue à base de destruction de Las Végas, c'est à peu près le résumé de ce nouveau Jason Bourne.
On rentre directement dans le vif du sujet avec une première scène à la shaky Cam, lorsqu'une simple balade en voiture sur un terrain cahoteux se fait à la Shaky Cam, c'est qu'on est mal barré.
Ensuite, on part directement sur des hackers tellement forts qu'ils doivent se dire des évidences, pour le commun des mortels, ça passera, on croira qu'ils disent des phrases avec du sens, mais pour les gens qui connaissent un minimum l'informatique, il vaut mieux ne pas avoir mangé avant le film parce que ca risque de remonter très vite (d'autant que la shaky cam aura déjà fait le gros du boulot pour vous rendre malade).
Alors le film tente au tout début de nous montrer des personnages qui se cachent, qui font profil bas, qui tentent de ne pas se faire repérer. Jusque là, c'est normal.
Mais ensuite, nous découvrons le vilain : Vincent Cassel, houlala lui il est pas content et il est méchant.
Et à partir de là ça va devenir trop gros, trop lourd, pas crédible pour un sous.
Sur certains points, Matt Damon nous ressort son personnage inventif et ultra réactif qui nous a plu dans les premiers films de la franchise, mais le film se perd sur des points réellement négatifs.
Les scènes d'action sont à la limite du grossier
La crédibilité des personnage est plus de la débilité que de la crédibilité.
La vulgarisation scientifique est juste vulgaire, à la limite du foutage de gueule.
Je n'ai rien vu dans ce film qui puisse rattraper les erreurs immenses qui le compose, certes on va me dire "MAIS C'EST UN FILM !" ou encore que c'est un "Jason Bourne". Mais là je vais devoir dire non.
Si on reprend Jason Bourne depuis l'origine, on est très loin, mais alors à des années lumières de ce film d'action lambda nommé pompeusement Jason Bourne.
A l'origine, le mec Jason ne sait plus comment il s'appelle, il ne sait pas ce qu'il fait là, il est totalement amnésique et tout ce qui lui revient de son passé sont des reflexes hors du commun et une utilisation de son environnement qui ferait pâlir d'envie McGiver.
A l'origine, le gars entre dans une banque il sait déjà comment en sortir de 57 façons et demies.
Les actions dans la mémoire dans la peau sont pensées à l'avance ou alors elles se font dans l'instant et à l'instinct, mais jamais de façon stupide.
Dans le second film c'est pareil on cherche pas à en faire des tonnes. Je me souviens de la scène de l'aéroport, on tente de rester un maximum discret. C'est pas un coup à sortir un bulldozer pour détruire tout l'aéroport, tuer 600 civils juste pour tenter de choper Jason Bourne.
Maintenant, on est rentré de plein pied dans l'aire numérique et ce genre de film se contente pour toute enquête d'un piratage de données ultra sensibles de la CIA ou de tout organisme du genre, et d'utilisation de clé USB, ce qui fait que le reste du film se fait a base de scène d'actions qui sont souvent bien trop indigestes, surtout si elles sont faites à base de Shaky Cam (oui je me répète, je déteste ça, mais en même temps, trop c'est trop).
La clé USB en elle même, alors qu'elle aurait pu constituer un McGuffin, et bien non, c'est une clé USB que l'on va utiliser en se montrant stupide, tant du côté des personnages que du côté des scénaristes.
Oui in fine, il n'y a pas de McGuffin et du coup pas de développement de l'histoire non plus.
Ne spoilons pas l'idée de base du film qui repose sur un complot qui ferait passer celui de Captain America : Le Soldat de L'Hivers pour quelque chose de hautement probable.
Mais n'oublions pas que si la technologie a toujours été présente dans Jason Bourne, elle n'empiétait pas, jusqu'a présent, sur l'histoire ou le réalisme de celle-ci.
Désormais ce pas a été franchi.
Si Terminator : Genisys pouvait à la limite passer au niveau de l'idée d'un monde sous la coupe du numérique, ce Jason Bourne s'est trop éloigné de ses bases (qui étaient plus proche d'un Jack Reacher), pour se perdre dans l'idée d'un ancrage dans une "réalité" qui n'est qu'un mirage que l'on présente pour faire peur au plus grand nombre.
Je met 2 étoiles parce que je suis un mec gentil. Mais faut pas pousser non plus quoi
Créée
le 10 août 2016
Critique lue 653 fois
3
401 critiques
La chanson de la Burne Retrouver la Burne après tant d'années d'abstinence forcée, c'est chaud. C'est un peu comme retrouver un pote qu'on a perdu de vue sans se souvenir pourquoi. T'es là, souriant...
le 14 mai 2017
5
262 critiques
Après une première trilogie cohérente et globalement réussie (on oubliera volontairement le spin-off raté avec Jeremy Renner...), on pensait que le duo Damon / Greengrass volerait vers d'autres...
le 10 août 2016
8
1462 critiques
Visiblement, L'Héritage de ce bon Jason Bourne n'aura pas eu le succès escompté, surtout au vu du souvenir "anecdotique, sans plus" qu'il a laissé. Et alors que l'on pensait ne plus revoir l'agent et...
le 13 août 2016
5
23 critiques
Alors, Avatar, c'est un peu le film qui aurait pu être génial si... Mais si quoi ?! Hurlent les fans absolus de ce film ? Et bien : - Si on ne nous avait pas vendu un film original que personne...
le 19 août 2014
2
23 critiques
Shaky Cam, répliques sensées parler d'informatique minables et discrétion absolue à base de destruction de Las Végas, c'est à peu près le résumé de ce nouveau Jason Bourne. On rentre directement dans...
le 10 août 2016
1
23 critiques
Alors je suis arrivé dans la salle de cinéma en retard. J'avais raté les 5 premières minutes de film. Sans doute que c'est ce qui m'a fait trouver ce film naze à souhait. Alors les personnages ok.....
le 19 août 2014
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème