Les hommes ont dévasté leur planète. Ils ont découvert un métal précieux sur Pandora, un monde préservé. Ils se préparent à le ravager pour exploiter cette ressource.
Attirer notre attention sur la nécessité de préserver la nature et notre planète est tout à fait louable, mais Cameron nous sert une enfilade de niaiseries à la mode, toutes plus toxiques les unes que les autres.
J'ai pensé un moment me rattraper sur la fiction pure avec ce monde biologiquement connecté. En effet, imaginez les capacités presque sans limites d'un monde où tout ce qui vit serait connecté par des sortes de prises USB. Mais là encore Cameron manque d'imagination et c'est un affrontement physique assez primitif, malgré l'intervention d'une entité végétale et de ses vassaux connectés, qui décidera du sort de cette planète.
Il faut noter aussi que sans l'aide d'un américain pour les diriger, les entrainer par des discours enflammés et patriotiques et leur faire découvrir l'art de la guerre, les indigènes se seraient montrés incapables de se défendre efficacement.
Il me revient l'histoire d'un certain marquis de Lafayette qui distribuait de l'or sur sa cassette personnelle à des volontaires indigènes pour qu'ils ne rentrent pas chez eux et acceptent de se battre pour leur liberté.
Marrant, non?
...restent les images qui peuvent séduire. C'est d'ailleurs ce qui semble motiver James Cameron: vivre son fantasme par procuration, s'enfermer dans une machine onirique et se retrouver projeté dans son monde. Un monde fantasmatique, une transposition de l'océan à l'air libre, avec un corps jeune et sportif selon ses goûts, en string en osmose avec cette nature produite par son imagination. Donner libre cours à son désir de toute puissance en devenant chef de guerre, entrainant un peuple pacifique vers la victoire et la gloire au prix de grands sacrifices.
Nous, les spectateurs, offrons à James Cameron sa machine à rêves et la réalisation de son fantasme.